Grande Loge européenne confédérée
Histoire
La Grande Loge européenne confédérée (GLEC) est installée officiellement le 21 décembre 2009, à la suite d'une convention constitutionnelle tenue les 18 et 19 décembre en Slovaquie [1]. Elle naît du transfert des chartes d'une structure antérieure dénommée « Grande Loge Roumaine des Rites Confédérés » [1]. L'obédience se définit comme une confédération de rites et regroupe des loges en Belgique, en France, en Italie et en Roumanie, avec des triangles préparatoires dans plusieurs autres pays européens [1].
Elle pratique simultanément plusieurs rites, notamment le Rite Écossais Ancien et Accepté, le Rite Français 1801, les Rites de Memphis-Misraïm, le Régime Écossais Rectifié et le Rite d'Émulation [1]. La GLEC se revendique du courant libéral et adogmatique, refusant la distinction anglo-saxonne entre maçonneries régulière et irrégulière [1]. Elle est mixte et accueille « maçonnes et maçons » [1].
Pierre Dutron en est le Sérénissime Grand Maître selon les documents publiés [1]. [information manquante : effectifs] [information manquante]
Fondation et schismes
La GLEC est installée le 21 décembre 2009 après une convention constitutionnelle tenue les 18 et 19 décembre en Slovaquie [1]. Elle reprend les chartes et patentes d'une structure antérieure baptisée Grande Loge Roumaine des Rites Confédérés (GLRRC), dont le Suprême Conseil vote à l'unanimité le transfert vers la nouvelle obédience [1][2]. Un an après sa création, fin 2010, la GLRRC fait passation officielle de toutes ses charges reçues à la GLEC, sans changement des organes de gouvernance du Suprême Conseil ni du Souverain Sanctuaire [2]. Pierre Dutron, déjà Sérénissime Grand Maître de la GLRRC, conserve cette fonction dans la nouvelle structure confédérale [2]. La GLEC participe ensuite, le 19 décembre 2010 à Bratislava, à la fondation de l'Union Européenne Franc-Maçonnique (UEFM), aux côtés de la Respectable Loge Galaad à l'Orient de Toulon et de la Loge de recherche Sub-Rosa à l'Orient de Genève comme observatrice [5]. Aucune scission interne ultérieure n'est documentée dans les sources consultées [information manquante : schismes].
Positions doctrinales
La GLEC se revendique du courant libéral et adogmatique et refuse la distinction anglo-saxonne entre maçonneries dites régulière et irrégulière [1]. Elle se présente comme mixte et accueille « maçonnes et maçons » sans condition de genre [1]. Le site officiel résume son éthique par la maxime « connais-toi toi-même, aime ton prochain, aide-le en respectant sa dignité » et déclare prohiber les discussions politiques et religieuses à l'intérieur des loges [7]. L'obédience affirme s'ouvrir à toutes nationalités, races et religions, et n'exige pas d'adhésion confessionnelle particulière [7]. Dans l'UEFM qu'elle co-fonde, elle souscrit à la devise « Liberté, Égalité, Fraternité », au rejet du dogmatisme et du fanatisme, et à la reconnaissance des loges mixtes, masculines et féminines [5]. [information manquante : position formelle sur le GADLU]
Rites pratiqués
La GLEC se définit explicitement comme une confédération de rites et travaille simultanément plusieurs systèmes rituels [1]. Le Cercle de l'Europe énumère le Rite Écossais Ancien et Accepté ainsi qu'un Rite Cerneau, le Régime Écossais Primitif, le Régime Écossais Rectifié, les Rites de Memphis-Misraïm, le Rite Suédois Ancien et Primitif, le Rite Français 1801 couplé à un Rite Initiatique Européen, un Rite Écossais Standard d'Écosse, le Rite d'Émulation et le Rite d'York [1]. La gouvernance rituelle est assurée par un Conseil de l'Ordre, un Souverain Conseil et un Souverain Sanctuaire couvrant les hauts grades [1][2]. Cette accumulation explique l'autodésignation comme « confédération » plutôt que comme obédience à rite unique [1].
Relations internationales
La GLEC déclare des loges actives en Belgique, en France, en Italie et en Roumanie, avec des triangles préparatoires en Hongrie, en Ukraine, en Suisse et dans d'autres pays européens [1]. Elle est cofondatrice, le 19 décembre 2010 à Bratislava, de l'Union Européenne Franc-Maçonnique (UEFM), dont elle constitue dès l'origine le principal contingent de membres [5][6]. La GLEC a signé un Protocole d'amitié et de reconnaissance mutuelle avec l'Obédience de la Fraternité Universelle (OFU), paraphé par Gérard Ségalat pour l'OFU et Pierre Dutron pour la GLEC, autorisant les visites réciproques en loges et l'entraide entre représentants régionaux [4]. Plusieurs commentateurs maçonniques relèvent toutefois que la GLEC et les structures associées « ne bénéficient pas de la reconnaissance des obédiences sérieuses » [6]. [information manquante : traités bilatéraux postérieurs à 2017]
Controverses notables
La légitimité maçonnique de Pierre Dutron, Sérénissime Grand Maître de la GLEC, est contestée publiquement dès 2010 [3]. Joseph Castelli, dirigeant de l'Ordre des Rites Unis de Memphis et Misraïm (ORUMM) et se réclamant d'une transmission de Gérard Kloppel, déclare avoir « radié Pierre Dutron pour escroquerie maçonnique début 2010 », au motif qu'il « n'avait jamais été initié » [3]. La rupture est formalisée par Castelli au 1er janvier 2010, qui refuse à Dutron le droit de se présenter en son nom [3]. Au-delà du conflit avec Castelli, l'UEFM cofondée par la GLEC fait l'objet d'allégations publiques d'« irrégularités », de « membres fictifs » et de « falsification de documents » dans les commentaires recueillis par la presse maçonnique francophone [6]. Le Grand Orient Arabe Œcuménique (GOAO) se retire de l'UEFM peu après son lancement en invoquant une « incompatibilité d'objectifs » [6]. Ces controverses se déploient principalement sur la presse maçonnique en ligne et n'ont, à la connaissance des sources consultées, pas donné lieu à des procédures judiciaires publiques [information manquante : suites juridiques].
Questions fréquentes
Quand la GLEC a-t-elle été fondée ? Le 21 décembre 2009, après une convention constitutionnelle tenue les 18 et 19 décembre en Slovaquie [1].
De quelle structure antérieure provient-elle ? De la Grande Loge Roumaine des Rites Confédérés (GLRRC), dont elle a repris les chartes et le Suprême Conseil fin 2010 [1][2].
Qui en est le Grand Maître ? Pierre Dutron, Sérénissime Grand Maître depuis la fondation et confirmé après le transfert depuis la GLRRC [1][2].
La GLEC est-elle mixte ? Oui, elle se déclare ouverte aux maçonnes et aux maçons et refuse la distinction régulière/irrégulière [1].
Dans quels pays est-elle implantée ? En Belgique, en France, en Italie et en Roumanie, avec des triangles préparatoires en Hongrie, Ukraine, Suisse et ailleurs en Europe [1].
Sources
- Cercle de l'Europe - Présentation de la Grande Loge Européenne Confédérée
- L'Observatoire de la Franc-Maçonnerie, La Grande Loge Roumaine des Rites Confédérés devient La Grande Loge Européenne Confédérée
- Hiram.be, Dutron et Castelli ont des problèmes
- OFU-FM, Protocole d'Amitié et de Reconnaissance Mutuelle OFU - GLEC
- UEFM, Présentation et acte de fondation
- Hiram.be, Union Européenne Franc Maçonnique
- Grande Loge Européenne Confédérée, site officiel