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Grand Lodge of China

Histoire

La Grand Lodge of China (GLOC) a été consacrée le 18 mars 1949 à Shanghai sous le patronage de la Grand Lodge of the Philippines, qui lui a transféré six loges déjà constituées sur le territoire chinois, dont Amity Lodge No. 1 et Pearl River Lodge No. 3. Après la prise de pouvoir communiste, le deuxième Grand Maître T. F. Wei a déclaré « l'obscurité » sur la Grande Loge, qui s'est repliée temporairement à Hong Kong [1]. Les archives et insignes ont été transférés à Taïwan en 1954, et la GLOC a été réactivée à Taipei en 1955, où se trouve toujours son siège.

La juridiction compte aujourd'hui onze loges et environ 750 membres, et est reconnue par la Grande Loge unie d'Angleterre. La Han Lodge No. 8, fondée en 1972, fut la première loge de la GLOC à conduire l'intégralité de ses travaux en langue chinoise [1]. La GLOC opère exclusivement sur l'île de Taïwan, la franc-maçonnerie demeurant interdite en République populaire de Chine.

Fondation et schismes

La consécration de la Grand Lodge of China s'est tenue au Masonic Hall de Shanghai le 18 mars 1949, sous le patronage de la Grand Lodge of the Philippines, qui lui a transféré et renuméroté six loges déjà actives sur le territoire chinois [1].

Ces six loges fondatrices étaient Amity No. 1, Nanking No. 2, Pearl River No. 3, Szechwan No. 4, West Lake No. 5 et Sun No. 6 [1]. Après la prise de pouvoir communiste en Chine continentale, la juridiction s'est repliée temporairement à Hong Kong avant d'être réactivée à Taipei en 1955 [1]. Aucune scission ni rupture interne n'est documentée dans les sources consultées concernant l'histoire ultérieure de l'obédience [information manquante] L'expansion s'est faite par chartes successives à Taïwan, avec notamment Liberty Lodge No. 7 en 1953, Han Lodge No. 8 en 1972, Tang Lodge No. 9 en 1985, Harmony Lodge No. 10 en 1997 et High Sun Lodge No. 11 en 2000 [1].

Positions doctrinales

La Grand Lodge of China exige de ses candidats la croyance en un Être suprême et exclut explicitement les athées de ses rangs [1]. Elle se présente comme « non pas une religion, mais religieuse », n'interférant ni avec la religion ni avec la politique et demandant à ses membres une obéissance loyale à l'autorité civile constituée [1]. La franc-maçonnerie y est décrite comme un ordre fraternel d'hommes, sans mention d'admission féminine en loge bleue [1]. La juridiction adhère aux standards anglo-saxons de la régularité, ce qui est confirmé par sa reconnaissance par la Grande Loge unie d'Angleterre. L'usage explicite du titre « Grand Architecte de l'Univers » n'apparaît pas dans les déclarations publiques consultées, qui privilégient la formule « Être suprême » [information manquante]

Rites pratiqués

La Grand Lodge of China travaille en loge bleue selon les standards maçonniques anglo-saxons et reconnaît à ses côtés des corps de hauts grades [1]. Le Rite écossais ancien et accepté est implanté à Taïwan via les Taipei Bodies, dont les chartes permanentes ont été délivrées par le Suprême Conseil le 22 octobre 1957 [2]. Le Rite d'York est également pratiqué comme système complémentaire des trois premiers degrés [1]. Des corps connexes opèrent aussi sur le territoire, notamment les Shriners, l'Eastern Star et les Widows Sons [1]. La part de chaque rite dans les travaux des onze loges actives n'est pas précisée dans les sources consultées [information manquante]

Relations internationales

La Grand Lodge of China est reconnue par la Grande Loge unie d'Angleterre, ce qui l'inscrit dans le réseau international des obédiences dites régulières. Elle entretient également un lien historique fort avec la Grand Lodge of the Philippines, son obédience-mère depuis la consécration de 1949 [1]. La juridiction maintient une section dédiée aux « Foreign Grand Lodges » sur son site officiel, signe d'un réseau actif de reconnaissances mutuelles, dont la liste exhaustive n'est pas reproduite dans les sources publiques consultées [information manquante] Aucune affiliation à des structures de type CLIPSAS ou CMI n'est documentée, ce qui est cohérent avec son positionnement régulier [information manquante]

Questions fréquentes

La Grand Lodge of China admet-elle les femmes en loge bleue ? Non, l'obédience se définit comme un ordre fraternel d'hommes, même si l'Eastern Star, ordre mixte appendant, opère à ses côtés [1].

Quelle est sa régularité ? Elle est reconnue par la Grande Loge unie d'Angleterre et appartient donc au réseau international des obédiences régulières.

Quels rites y sont pratiqués ? Les travaux en loge bleue cohabitent avec le Rite écossais ancien et accepté et le Rite d'York comme systèmes de hauts grades [1].

Combien de loges et de membres compte-t-elle ? La juridiction réunit onze loges actives et environ 750 membres, exclusivement sur l'île de Taïwan.

Faut-il croire en Dieu pour y entrer ? Oui, la croyance en un Être suprême est exigée et les athées sont explicitement exclus [1].

Sources

  1. GLOC History, Freemason GLOC (site officiel) consulté le 2026-06-04
  2. Taipei Scottish Rite, Pacific Jurisdiction consulté le 2026-06-05