Gran Logia Equinoccial del Ecuador
Histoire
La Gran Logia Equinoccial del Ecuador (GLEDE) est fondée en 1979 par des membres issus de la Gran Logia del Ecuador et d'autres ateliers du pays. Elle suit sa propre trajectoire en nouant des liens avec des obédiences alignées sur le Grand Orient de France et plusieurs autres Grands Orients. Son siège est établi à Quito.
Elle pratique le Rite Écossais Ancien et Accepté, le Rite d'York et le Rite Français. Le 24 juillet 2015, elle rejoint la Confédération Maçonnique Interaméricaine (CMI). Ses loges essaiment dans plusieurs villes équatoriennes, notamment Quito, Cuenca, Riobamba, Loja, Latacunga, Ambato, Manta, Guayaquil, Guaranda, Ibarra, Machala, Santo Domingo de los Tsachilas et Esmeraldas.
Le profil de mixité de l'obédience n'est pas précisé dans la source [information manquante]
Fondation et schismes
La Gran Logia Equinoccial del Ecuador (GLEDE) naît d'une session extraordinaire de la Gran Logia del Ecuador tenue le 10 novembre 1979, où les frères des loges de Quito demandent leur propre territoire maçonnique [2]. La motion passe par 31 voix pour, 21 contre et 2 abstentions, et le Grand Maître Carlos Reinoso Calero signe le 29 novembre 1979 le décret n°61 accordant juridiction sur la province de Pichincha [2]. L'installation officielle a lieu le 14 décembre 1979 au Temple de la Fraternité à Quito, sous la direction du Grand Maître Pablo Guerrero Torres [2].
Quatre loges fondatrices composent la nouvelle obédience: Simón Bolívar n°12, Pichincha Universal n°15, Luis Vargas Torres n°17 et George Washington n°18 [1]. En août 1980, la GLEDE fusionne avec la Serenísima Gran Logia Nacional del Ecuador, qui abat ses colonnes et lui apporte quatre ateliers supplémentaires. Dès le lendemain de l'installation, le décret n°61 est annulé par des forces hostiles au sein de la GLE, ouvrant un long contentieux qui pèsera sur les reconnaissances internationales [2]. Trois protocoles de réconciliation seront signés en 1988, 2008 et 2015, avant que la GLE ne dénonce unilatéralement le dernier en juillet 2019.
Positions doctrinales
La GLEDE se réclame des valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité, et se présente comme un instrument de construction d'une société juste et tolérante [1]. Elle s'inscrit dans une filiation libérale en nouant dès sa fondation des contacts avec des obédiences alignées sur le Grand Orient de France. La position formelle sur l'obligation du Grand Architecte de l'Univers n'est pas explicitée dans les sources publiques consultées [information manquante]
Sur la mixité, la GLEDE ne pratique pas l'initiation féminine dans ses propres ateliers, mais a structuré dès 1984 un dispositif parallèle: le décret n°33 du 21 mars 1984 approuve le statut des Centros Masónicos Femeninos, et le décret n°43 du 15 juin 1984 fixe leur rituel de travail [3]. Cette architecture a marqué le point de départ de la maçonnerie féminine en Équateur [3]. La condition religieuse exigée des candidats n'est pas précisée dans les sources consultées [information manquante]
Rites pratiqués
La GLEDE travaille au Rite Écossais Ancien et Accepté, au Rite d'York et au Rite Français. Son site officiel et les sources spécialisées ajoutent également le Royal Arch parmi les systèmes pratiqués par ses ateliers [1]. Cette polyrythmie rituelle distingue l'obédience des grandes loges régulières latino-américaines, qui se concentrent plus souvent sur un rite unique. Les loges de la GLEDE essaiment dans plusieurs villes équatoriennes, notamment Quito, Cuenca, Riobamba, Loja, Latacunga, Ambato, Manta, Guayaquil, Guaranda, Ibarra, Machala, Santo Domingo de los Tsachilas et Esmeraldas.
Relations internationales
La GLEDE est membre de la Confédération Maçonnique Interaméricaine (CMI), qu'elle rejoint le 24 juillet 2015. Elle adhère également à la Confédération Interaméricaine de la Maçonnerie Symbolique (CIMAS) et au Centre de Liaison et d'Information des Puissances Maçonniques Signataires de l'Appel de Strasbourg (CLIPSAS). Cette double appartenance, régionale via la CMI et internationale via CLIPSAS, la situe dans la galaxie des obédiences libérales et adogmatiques, plutôt que dans la famille de la Grande Loge Unie d'Angleterre. Ses contacts historiques avec le Grand Orient de France et d'autres Grands Orients confirment cet ancrage doctrinal.
Controverses notables
Le conflit historique avec la Gran Logia del Ecuador (GLE) constitue la controverse structurante de la GLEDE depuis sa fondation [2]. L'annulation du décret n°61, dès le lendemain de l'installation de 1979, est invoquée par la GLE pour contester la régularité de l'obédience cadette [2]. Trois protocoles de coexistence ont été tentés: l'accord du 30 août 1988 à Guayaquil, le Convenio de Paz y Amistad du 9 juillet 2008 à Quito, rejeté par l'assemblée de la GLE, et le Protocolo de Coexistencia Armónica e Independiente du 18 juin 2015. Le 6 juillet 2019, sous le Grand Maître Carlos Alejandro Balladares Grazzo, l'assemblée extraordinaire de la GLE résout à l'unanimité de mettre fin au protocole de 2015, refusant le partage de juridiction territoriale.
Questions fréquentes
Quand la GLEDE a-t-elle été fondée ? Elle a été installée le 14 décembre 1979 à Quito, à la suite du décret n°61 du 29 novembre 1979 [2].
Où se trouve son siège ? Le siège est établi à Quito, à l'adresse San Salvador E7-197 y La Pradera [1].
Quels rites pratique-t-elle ? Elle travaille au Rite Écossais Ancien et Accepté, au Rite d'York, au Rite Français et au Royal Arch [1].
Est-elle reconnue internationalement ? Oui, elle est membre de la CMI, de CIMAS et de CLIPSAS, dans la famille des obédiences libérales.
Initie-t-elle les femmes ? Pas dans ses propres loges, mais elle a créé en 1984 les Centros Masónicos Femeninos par décrets n°33 et n°43 [3].