Annuaire mondial des obédiences

Grande Loge maçonnique mixte du Brésil

Histoire

La Grande Loja Maçônica Mista do Brasil (GLMMB) a été fondée en 1968 comme première obédience mixte d'envergure nationale au Brésil [1]. Parmi ses précurseurs figurent José Hermenegildo Graciano Vieira da Luz, Jacob Fonseca dos Santos, Ofélia Martins de Araújo Cabral, Lina Libmoff et Alfredo Cabral [1]. La première loge admettant des femmes dans l'intérieur de l'État de São Paulo, sous l'égide du courant qui allait constituer la GLMMB, a été installée à Bauru le 21 avril 1972 avec l'initiation de 23 épouses de maçons [1].

L'obédience regroupe aujourd'hui environ 20 loges réparties dans six États des régions Sud et Sudeste, pour un effectif d'environ 300 membres dont 56 % de femmes [1]. Elle se définit comme régulière au sens de son propre rite, mais n'est pas reconnue par les obédiences masculines brésiliennes traditionnelles [1]. Son Grand Maître Márcio dos Santos a publiquement défendu une croissance maîtrisée plutôt que rapide, résumée par la formule « queremos crescer aos poucos, mas com qualidade » [1].

Fondation et schismes

L'obédience descend d'une tradition mixte plus ancienne au Brésil, ouverte en 1919 à Rio de Janeiro avec la loge Isis inspirée du Droit Humain [2]. Le noyau direct de la GLMMB est fondé à São Paulo le 24 mai 1968 sous le nom de Sereníssima Grande Loja Simbólica da Franco Maçonaria Mista do Estado de São Paulo, autour d'Alfredo Cabral, ancien du Grande Oriente do Brasil [2].

Les précurseurs cités sont José Hermenegildo Graciano Vieira da Luz, Jacob Fonseca dos Santos, Ofélia Martins de Araújo Cabral, Lina Libmoff et Alfredo Cabral [1]. La première loge admettant des femmes à l'intérieur de l'État de São Paulo est installée à Bauru le 21 avril 1972 avec l'initiation de 23 épouses de maçons [1]. En 1997, l'obédience passe d'une portée régionale à une portée nationale et adopte le nom actuel de Grande Loja Maçônica Mista do Brasil, le siège retournant ensuite vers São Paulo [2]. La succession à la tête de l'obédience est documentée d'Alfredo Cabral (1968-1983) à Fauaz Abdala, Alfio Sampieri, Walson Antonio Gardelin, Victor de Castro Neves puis Paulo Geraldo Joveliano [2].

Positions doctrinales

La GLMMB place l'égalité des droits et des devoirs entre hommes et femmes au cœur de son identité maçonnique [2]. Elle revendique une franc-maçonnerie progressiste, affirmant qu'une spiritualité tournée vers l'avancement de l'humanité a une valeur morale équivalente au surnaturalisme [2]. En tant qu'obédience affiliée au CLIPSAS, elle adhère à la liberté absolue de conscience et accueille ses membres sans distinction de race, de religion, de situation sociale ou d'orientation philosophique et politique [2]. Elle se définit comme régulière au sens de son propre rite, tout en n'étant pas reconnue par les obédiences masculines brésiliennes traditionnelles [1]. Son Grand Maître Márcio dos Santos défend publiquement une croissance maîtrisée résumée par la formule queremos crescer aos poucos, mas com qualidade [1].

Rites pratiqués

La GLMMB travaille aux trois degrés symboliques avec des rituels uniformisés à la fin des années 1990 par décrets internes [2]. Elle pratique le Rite écossais ancien et accepté du 4e au 33e degré, structuré en loges de perfection, chapitres Rose-Croix et conseils Kadosh [2][3]. Un Suprême Conseil du 33e degré a été constitué le 9 avril 2002, avec Mariângela Alvarez Yamin comme première Souveraine Grande Commandeure [2]. Le Rite de Memphis-Misraïm, dans sa branche destinée aux républiques latino-américaines, est également mentionné parmi les rites travaillés par l'obédience [2].

Relations internationales

La GLMMB a été admise au CLIPSAS le 23 juin 2001, après des visites d'évaluation conduites par des représentants internationaux en 2001 et 2002 [2][3]. Elle a conclu des traités d'amitié et de reconnaissance réciproque avec la Grande Loja Maçônica Mista do Rio Grande do Sul, la Gran Logia de York de Bolivia et la Grande Loja da Itália [2]. Un accord avec l'Ordre maçonnique mixte international Le Droit Humain a été signé en septembre 2006 [2][3]. L'obédience n'est en revanche pas reconnue par les obédiences masculines brésiliennes inscrites dans la filiation régulière anglo-saxonne [1].

Questions fréquentes

Quand la GLMMB a-t-elle été fondée ? Le noyau initial est fondé à São Paulo le 24 mai 1968 sous un nom régional, avant de devenir Grande Loja Maçônica Mista do Brasil en 1997 [2].

Quels rites pratique-t-elle ? L'obédience travaille les trois degrés symboliques, le Rite écossais ancien et accepté jusqu'au 33e et le Rite de Memphis-Misraïm dans sa branche latino-américaine [2].

Est-elle reconnue à l'international ? Elle est membre du CLIPSAS depuis 2001 et a signé en 2006 un accord avec l'Ordre maçonnique mixte international Le Droit Humain [2][3].

Pourquoi n'est-elle pas reconnue par les obédiences masculines brésiliennes ? Les grandes obédiences masculines brésiliennes traditionnelles ne la reconnaissent pas, en cohérence avec leur lecture de la régularité anglo-saxonne qui exclut la mixité [1].

Quelle est sa taille actuelle ? Environ vingt loges réparties dans six États du Sud et du Sudeste, pour près de 300 membres dont 56 % de femmes [1].

Sources

  1. A Maçonaria Feminina e Mista no Brasil e no mundo, Folha2 (interview Grand Maître Márcio dos Santos) consulté le 2026-06-04
  2. História, Grande Loja Maçônica Mista do Brasil consulté le 2026-06-07
  3. Grande Loja Maçônica Mista do Brasil, Maçonaria Oculta consulté le 2026-06-07