Annuaire mondial des obédiences

Grande Loge de l'État de Rio De Janeiro

Histoire

La Grande Loge maçonnique de l'État de Rio de Janeiro (GLMERJ) est l'obédience régulière qui couvre l'État de Rio de Janeiro au Brésil [1]. Elle est affiliée à la Confédération de la Maçonnerie symbolique du Brésil (CMSB), qui rassemble les grandes loges d'États brésiliennes [1]. La maçonnerie carioca a joué un rôle politique central pendant la période impériale et au début de la République, Rio de Janeiro étant l'un des foyers historiques de la franc-maçonnerie brésilienne.

[information manquante]

Fondation et schismes

La GLMERJ remonte au 30 mars 1944, lorsqu'elle est instituée sous le nom de Grand Orient indépendant de l'État de Rio de Janeiro [2]. Son enregistrement civil est formalisé le 17 avril 1944 au registre des personnes morales du 3e Office de Niterói, sous le numéro 161 [2]. L'obédience change ensuite plusieurs fois de dénomination, devenant Grand Orient symbolique de l'État de Rio de Janeiro le 9 novembre 1948, puis Grande Loge de l'État de Rio de Janeiro le 12 juillet 1957 [2]. Le nom actuel, Grande Loge maçonnique de l'État de Rio de Janeiro, est adopté le 25 juillet 1994 [2]. La structure résulte aussi de l'absorption de la Grande Loge symbolique de Rio de Janeiro, fondée le 22 juin 1927, intégrée par fusion à l'ensemble carioca [2].

Positions doctrinales

La GLMERJ se rattache au modèle des grandes loges symboliques, qui exige la croyance au Grand Architecte de l'Univers comme condition de reconnaissance maçonnique [3]. Conformément aux principes partagés au sein de la CMSB, l'obédience travaille exclusivement entre hommes et n'entretient pas de relations régulières avec des structures mixtes ou féminines [3]. La régularité d'origine est invoquée comme socle institutionnel, c'est-à-dire la filiation à des loges elles-mêmes régulières et la conformité aux Anciens Devoirs [3]. Cette posture l'inscrit dans la tradition dite anglo-saxonne de régularité, par opposition aux obédiences libérales qui acceptent la liberté absolue de conscience [3].

Rites pratiqués

La GLMERJ est une obédience multi-rituelle qui reconnaît plusieurs traditions de travail au sein de ses loges [4]. Les rites pratiqués incluent le Rite écossais ancien et accepté (REAA), le Rite d'York, le Rite moderne, le Rite Schröder, le Rite brésilien, le Rite d'Adonhiram, ainsi que le Rite écossais rectifié [4]. Le REAA demeure le rite le plus répandu dans les loges symboliques du Brésil et concentre une part importante de l'activité rituelle des loges juridictionnées à la GLMERJ [4].

Relations internationales

La GLMERJ est membre de la Confédération de la Maçonnerie symbolique du Brésil (CMSB), qui coordonne les reconnaissances entre les grandes loges d'États brésiliennes [1]. Elle figure parmi le petit groupe d'obédiences brésiliennes reconnues par la Grande Loge unie d'Angleterre (UGLE), aux côtés de la GLESP, de la GLMEES et de la GLMMS [3]. Cette reconnaissance par l'UGLE est interprétée localement comme une dérogation à la règle stricte de régularité d'origine, plusieurs grandes loges d'États ayant historiquement reçu leurs lettres patentes d'un Suprême Conseil du REAA et non d'une obédience symbolique [3]. Sur le plan national, ses relations conventionnelles ont inclus des traités de reconnaissance avec le Grand Orient du Brésil (GOB) et avec des Grands Orients d'États affiliés à la COMAB [3].

Controverses notables

Le 21 mai 2026, le Grand Orient du Brésil (GOB) annonce la suspension officielle du traité de reconnaissance et d'amitié qui le liait à la GLMERJ, dans ce que la presse maçonnique brésilienne qualifie d'approfondissement d'un schisme institutionnel [5]. Le GOB invoque des divergences administratives et institutionnelles portant sur les critères de régularité et de reconnaissance réciproque [5]. Le déclencheur immédiat est la signature, par la GLMERJ, d'un traité distinct avec le Grand Orient de São Paulo (GOSP), structure issue d'une scission antérieure du GOB et non reconnue par celui-ci [5]. La conséquence pratique est l'interdiction faite aux membres des deux obédiences de participer aux travaux de l'autre, ce qui rompt la fluidité des visites inter-obédientielles dans l'État de Rio [5].

Questions fréquentes

La GLMERJ admet-elle des femmes ? Non, l'obédience travaille exclusivement entre hommes et ne reconnaît pas les structures mixtes ou féminines [3].

Quels rites y sont pratiqués ? Les loges de la GLMERJ travaillent au REAA, au Rite d'York, au Rite moderne, au Rite Schröder, au Rite brésilien, au Rite d'Adonhiram et au Rite écossais rectifié [4].

Quand la GLMERJ a-t-elle été fondée ? Elle a été instituée le 30 mars 1944 sous le nom de Grand Orient indépendant de l'État de Rio de Janeiro, avant d'adopter sa dénomination actuelle en 1994 [2].

Est-elle reconnue par la Grande Loge unie d'Angleterre ? Oui, elle figure parmi les rares obédiences brésiliennes reconnues par l'UGLE, avec la GLESP, la GLMEES et la GLMMS [3].

Quelle est sa position sur le Grand Architecte de l'Univers ? La croyance au Grand Architecte de l'Univers est requise pour être initié et pour que l'obédience soit reconnue par ses pairs au sein de la tradition régulière [3].

Sources

  1. Confederação da Maçonaria Simbólica do Brasil, site officiel consulté le 2026-06-03
  2. GLMERJ, Nossa História (site officiel) consulté le 2026-06-05
  3. Brasil: Reconhecimento & Regularidade, No Esquadro consulté le 2026-06-05
  4. GLMERJ, Loges juridictionnées et rites pratiqués consulté le 2026-06-05
  5. Racha na Maçonaria do Rio se intensifica após GOB suspender tratado de amizade com a GLMERJ, Tribuna NF consulté le 2026-06-05