Grande Loge de São Paulo
Histoire
La Grande Loge maçonnique de l'État de São Paulo (GLESP) est fondée le 2 juillet 1927 [2]. Carlos Reis en est le premier grand maître [2]. Elle revendique aujourd'hui plus de 23 000 membres répartis dans plus de 780 loges à travers l'État de São Paulo [2].
L'obédience est reconnue par la Grande Loge unie d'Angleterre et entretient environ 240 traités de reconnaissance mutuelle avec des juridictions régulières dans le monde [2]. Elle est affiliée à la Confédération de la Maçonnerie symbolique du Brésil (CMSB), qui fédère les grandes loges d'États brésiliennes [1]. Son siège se trouve rue São Joaquim, dans le quartier de Liberdade à São Paulo [2].
Fondation et schismes
La GLESP naît du schisme maçonnique brésilien de 1927, orchestré par Mário Behring, alors président du Suprême Conseil du 33e degré du REAA pour le Brésil [3]. De retour d'un congrès en France, Behring constate que la maçonnerie brésilienne, structurée autour du seul Grand Orient du Brésil, ne suit pas le modèle international des grandes loges symboliques de juridiction étatique [3]. Le 17 juin 1927, il réunit secrètement treize des trente-trois membres effectifs du Suprême Conseil et proclame leur séparation d'avec le GOB, ouvrant la voie à la création des six premières grandes loges d'État brésiliennes [3]. La session d'installation de la GLESP se tient le 2 juillet 1927 au Temple Centenário de la loge Amizade no 1, rue Tabatinguera 37, à São Paulo [2].
Carlos Reis est nommé premier grand maître et exerce la charge jusqu'en août 1931, inaugurant une longue présence de la famille Reis à la direction de l'obédience entre 1927 et 1950 [2]. La GLESP a longtemps vécu en concurrence avec le Grand Orient du Brésil sur le territoire paulista, jusqu'au processus de reconnaissance mutuelle amorcé entre 1998 et 2001 sous le grand maîtrise de Salim Zugaib [2].
Positions doctrinales
La GLESP se définit comme une puissance maçonnique régulière, fondée en 1927 et reconnue par la Grande Loge unie d'Angleterre [2]. Elle revendique le respect des landmarks classiques de la régularité anglo-saxonne, ce qui implique la croyance en un Principe créateur et le travail à la gloire du Grand Architecte de l'Univers [2]. L'obédience décrit ce Principe non comme un être transcendantal anthropomorphique, mais comme la force qui gouverne l'univers, laissant à chaque maçon la liberté d'interprétation religieuse [2]. La GLESP est strictement masculine, conformément au standard de régularité de l'UGLE, et n'admet pas de femmes en son sein [information manquante] Elle parraine en revanche des organisations paramaçonniques mixtes destinées aux familles, dont les Filles de Job et l'Ordre Arc-en-Ciel pour les jeunes filles [2].
Rites pratiqués
La GLESP est une obédience multi-rituelle dont les loges travaillent dans plusieurs rites reconnus par la juridiction [2]. Le Rite écossais ancien et accepté domine historiquement, en cohérence avec l'origine de l'obédience issue du Suprême Conseil du 33e degré du REAA pour le Brésil [3]. Les loges paulistas pratiquent également le Rite de York (dans ses variantes Émulation et York américain), le Rite de Schröder et le Rite Adonhiramita, comme l'attestent les nomenclatures officielles d'alfaias et de paramentos liées à la GLESP [4]. Le 6 avril 2026, la première loge du Rite brésilien rattachée à la GLESP a été fondée à Sorocaba, marquant l'arrivée officielle de ce rite national dans l'obédience [5].
Relations internationales
La GLESP est reconnue par la Grande Loge unie d'Angleterre, élément central du système de régularité anglo-saxon [2]. Elle revendique environ 240 traités de reconnaissance mutuelle avec des juridictions régulières à travers le monde [2]. Sur le plan national, elle est membre fondateur de la Confédération de la Maçonnerie symbolique du Brésil (CMSB), qui fédère les vingt-sept grandes loges d'État brésiliennes [1]. À partir de 1998, sous le grand maîtrise de Salim Zugaib, la GLESP a engagé un processus de reconnaissance mutuelle avec le Grand Orient du Brésil, son ancien rival historique sur le sol pauliste [2].
Controverses notables
La controverse fondatrice de la GLESP reste le schisme de 1927 lui-même, déclenché par Mário Behring après que son élection à la grande maîtrise du Grand Orient du Brésil eut été annulée pour fraude, selon les chroniques historiographiques paulistas [3]. Aucune controverse publique majeure récente touchant la GLESP n'est documentée dans les sources consultées [information manquante]
Questions fréquentes
La GLESP est-elle mixte ? Non, la GLESP est une obédience strictement masculine, conformément aux standards de régularité de la Grande Loge unie d'Angleterre [2].
La GLESP est-elle régulière ? Oui, elle se présente comme une puissance maçonnique régulière reconnue par l'UGLE et revendique environ 240 traités de reconnaissance mutuelle dans le monde [2].
Quel rite y est principalement pratiqué ? Le Rite écossais ancien et accepté est historiquement dominant, mais les loges travaillent aussi le Rite de York, le Rite de Schröder, le Rite Adonhiramita et, depuis 2026, le Rite brésilien [4].
Combien de loges et de membres compte la GLESP ? L'obédience revendique plus de 23 000 membres répartis dans plus de 780 loges à travers l'État de São Paulo [2].
Quelle est sa relation avec le Grand Orient du Brésil ? Issue d'un schisme de 1927 avec le GOB, la GLESP a engagé un processus de reconnaissance mutuelle avec lui à partir de 1998 [2].