Annuaire mondial des obédiences

Grande Loge de Bolivie

Histoire

La Grande Loge de Bolivie est fondée en 1929 et constitue l'obédience symbolique nationale masculine du pays. Elle compte environ 4 600 membres et est affiliée à la Confédération maçonnique interaméricaine (CMI) ainsi qu'à la Conférence mondiale des Grandes Loges régulières (CMB). Elle s'inscrit dans le courant régulier reconnu à l'échelle continentale et internationale.

Son site officiel est référencé à l'adresse granlogiadebolivia.bo.

Fondation et schismes

L'Assemblée générale du 27 mai 1929 accorde la patente nécessaire à la constitution d'une obédience nationale bolivienne, jusque-là sous tutelle de la Grande Loge du Chili [1]. La Grande Loge de Bolivie est installée à titre provisoire le 20 novembre 1929 sous la direction de son premier grand maître Norberto Galdo Ballivián, puis officiellement le 24 juin 1931 sous Filiberto Osorio Téllez [1][3]. Elle se constitue à partir de sept loges préexistantes, Honor y Prudencia (Potosí), Illimani (La Paz), Honradez y Trabajo (Sucre), Tunari (Cochabamba), Adolfo Ballivián (Oruro), Mariscal de Ayacucho (La Paz) et Anglo Bolivian (La Paz), qui obtiennent leur Carta Constitutiva chilienne le 12 avril 1930 [3].

L'obédience traverse plusieurs épisodes de persécution politique en 1920, 1936, 1946 et 1952, fonctionnant parfois de manière discrète avant d'obtenir la personnalité juridique par décret du président René Barrientos Ortuño le 26 avril 1967 [3]. Une Grande Loge du Rite d'York en Bolivie (GLRYB) coexiste de manière distincte depuis la fin des années 1970, structurée autour du rite anglo-saxon importé par la loge Anglo Bolivian [5][3].

Positions doctrinales

La Grande Loge de Bolivie se présente comme l'unique pouvoir législateur et régulateur de la franc-maçonnerie symbolique sur le territoire de l'État plurinational de Bolivie, souverain et ne reconnaissant aucune dépendance à l'égard d'une organisation maçonnique nationale ou étrangère [2]. Son grand maître Juan Carlos Vilaseca Gonzales la décrit comme une institution humaniste qui cherche à élever l'homme par lui-même, par l'acquisition de la connaissance et le développement des valeurs éthiques [1]. L'obédience interdit toute discussion ou action politique en son sein, et son dirigeant rappelle que la franc-maçonnerie n'est ni un parti politique ni un lobby [1].

Elle se déclare ouverte à toute personne de bonne volonté, indépendamment des croyances religieuses ou de l'origine sociale, à condition d'adhérer aux principes fondamentaux de liberté, d'égalité et de fraternité [1]. L'admission exige un âge minimum de 21 ans, une lettre de recommandation et une vocation de service démontrée [2]. La position formelle sur le Grand Architecte de l'Univers et sur l'admission des femmes n'est pas explicitée dans les sources consultées [information manquante]

Rites pratiqués

La Grande Loge de Bolivie travaille principalement au Rite Écossais Ancien et Accepté (REAA), qui reste le rite dominant des loges symboliques boliviennes [1][3]. Le Rite d'York est également pratiqué historiquement au sein de l'obédience, notamment via la loge Anglo Bolivian n°69 de La Paz [3]. Une obédience distincte, la Grande Loge du Rite d'York en Bolivie (GLRYB), structure depuis 1979 environ la pratique exclusive de ce rite et célèbre son 45e anniversaire en 2024 [5].

Relations internationales

La Grande Loge de Bolivie est reconnue par la Grande Loge unie d'Angleterre dès novembre 1934, ce qui l'inscrit durablement dans le courant maçonnique régulier anglo-saxon [3][1]. Elle est membre fondateur de la Confédération maçonnique interaméricaine (CMI), ayant participé à la Première Conférence interaméricaine de franc-maçonnerie symbolique tenue à Montevideo le 14 avril 1947 [4][3]. Au sein de la CMI, elle appartient à la Zone VI aux côtés de l'Argentine, du Brésil, du Chili, du Paraguay, du Pérou, de l'Uruguay, de l'Espagne et du Portugal [4].

Le Bolivien Mario Cabrera Ruiz a occupé la vice-présidence de la CMI à la tête de la Zone VI entre 2012 et 2015 [4]. L'obédience entretient des relations fraternelles continues avec les grandes loges du continent, et son 96e anniversaire en novembre 2025 à Santísima Trinidad a réuni des délégations venues des États-Unis, du Brésil, du Pérou, de l'Argentine, du Mexique, de la République dominicaine, du Paraguay et du Chili [1].

Controverses notables

Les sources consultées documentent surtout des épisodes de répression externe, opposition de l'Église catholique et persécutions politiques en 1920, 1936, 1946 et 1952, plutôt que des scandales internes de l'obédience [3]. Aucune controverse interne majeure ni rupture de reconnaissance contemporaine n'est mentionnée par les sources disponibles [information manquante]

Questions fréquentes

Quand la Grande Loge de Bolivie a-t-elle été fondée ? Elle est installée à titre provisoire le 20 novembre 1929 et officiellement le 24 juin 1931 [1][3].

Qui en a été le premier grand maître ? Norberto Galdo Ballivián durant la période provisoire, puis Filiberto Osorio Téllez à l'installation officielle de 1931 [1][3].

Quel rite y est principalement pratiqué ? Le Rite Écossais Ancien et Accepté domine, le Rite d'York étant également présent historiquement [3].

Est-elle reconnue à l'international ? Oui, elle est reconnue par la Grande Loge unie d'Angleterre depuis 1934 et appartient à la Confédération maçonnique interaméricaine depuis sa fondation en 1947 [3][4].

Qui dirige actuellement l'obédience ? Jorge Badani exerce la fonction de grand maître depuis décembre 2023 [4].

Sources

  1. Franc-maçonnerie bolivienne : un chemin vers le perfectionnement humain et une neutralité politique, 450.fm consulté le 2026-06-07
  2. Gran Logia de Bolivia, site officiel consulté le 2026-06-07
  3. Masonería en Bolivia, Alianza Fraternal consulté le 2026-06-07
  4. Confederación Masónica Interamericana consulté le 2026-06-05
  5. Gran Logia del Rito York en Bolivia, site officiel consulté le 2026-06-07