Grand Orient du Maroc
GODM
Histoire
Le Grand Orient du Maroc (GODM) est une obédience souveraine marocaine fondée le 29 octobre 2009 à Casablanca par des membres démissionnaires de la Grande Loge du Maroc [1]. Il se définit comme un ordre initiatique libéral et adogmatique, royaliste et respectueux des lois du Royaume [1]. Il accueille hommes et femmes sans distinction de race, de religion, de situation sociale ni d'idéal philosophique ou politique [1].
Ses loges peuvent être masculines, féminines ou mixtes, et pratiquent principalement le Rite écossais ancien et accepté ainsi qu'un rite égyptien [1]. L'obédience traverse une crise dès octobre 2010 lorsque le grand maître et le grand collège nouvellement élus démissionnent collectivement avant leur installation officielle [1]. La description courte qualifiant l'obédience de strictement masculine est contredite par les sources consultées [contesté : masculine vs mixte selon GODM]
Fondation et schismes
Le Grand Orient du Maroc est issu d'une rupture interne à la Grande Loge du Maroc, dont une partie significative des frères démissionne pour fonder une obédience séparée à Casablanca le 29 octobre 2009 [1]. La presse maçonnique de l'époque parle d'un départ massif depuis la Grande Loge du Maroc lors de la constitution de la nouvelle structure [2]. Trois loges fondatrices sont mises en place dès le départ, et une cinquième loge baptisée Al Amal aurait été ouverte à Paris en juin 2011 selon les chroniques maçonniques francophones [2]. La crise d'octobre 2010, marquée par la démission collective du grand maître et du grand collège récemment élus avant leur installation, fragilise durablement l'obédience [1]. Plusieurs commentateurs rapportent qu'à la suite de cette crise, une partie des membres se reporte vers la Grande Loge Unie du Maroc [3].
Positions doctrinales
Le Grand Orient du Maroc travaille sous l'égide du Grand Architecte de l'Univers et se définit comme un ordre initiatique libéral et adogmatique, royaliste et respectueux des lois du Royaume [1]. Conformément aux Constitutions d'Anderson, l'obédience proscrit les discussions politiques et religieuses en loge afin d'éviter la discorde [1]. Elle accueille toute personne libre et de bonnes mœurs croyant à la transcendance de l'être humain, tout en précisant que les athées et matérialistes pourraient s'y sentir mal à l'aise [1]. Le GODM admet les hommes comme les femmes sans distinction de race, de religion, de situation sociale ni d'idéal philosophique ou politique [1]. L'obédience dénonce publiquement toute forme d'obscurantisme, d'extrémisme et de fanatisme religieux, et combat les idéologies intégristes et fatalistes [1].
Rites pratiqués
Le rite principal pratiqué au Grand Orient du Maroc est le Rite écossais ancien et accepté [1]. L'obédience travaille en parallèle un rite égyptien, transmis dans une partie de ses loges [1]. Selon les chroniques maçonniques francophones, le district mixte initialement consacré au rite égyptien aurait été remplacé le 29 septembre 2015 par un rite chérifien propre au contexte marocain [2]. La structure des loges peut être masculine, féminine ou mixte selon le rite et le choix des frères et sœurs concernés [1].
Relations internationales
Les sources consultées ne documentent pas d'adhésion formelle du Grand Orient du Maroc au CLIPSAS, à la Confédération Maçonnique Internationale ou à un autre organisme international structuré [information manquante] Lors de la fondation en 2009, plusieurs commentateurs maçonniques relèvent que le grand maître du GODM appartenait également à la Grande Loge de France, ce qui a alimenté un débat public sur la nature des liens entre les deux obédiences [3]. Aucune reconnaissance par la United Grand Lodge of England ou par les obédiences dites régulières n'est mentionnée dans les sources disponibles, ce qui est cohérent avec son positionnement libéral et mixte [information manquante]
Controverses notables
Dès mars 2011, un communiqué public attribué au Grand Orient du Maroc est qualifié d'abusif par la presse maçonnique francophone, qui s'interroge sur la réalité du fonctionnement de l'obédience à cette date [3]. Les commentateurs pointent le choix d'un nom évoquant le Grand Orient de France et le Grand Orient de Belgique, alors que le GODM ne dispose d'aucun lien organique avec ces obédiences [3]. Le double rattachement présumé du grand maître à la Grande Loge de France alimente également les critiques sur l'indépendance réelle de la structure [3]. Certains observateurs vont jusqu'à questionner publiquement la légitimité de l'obédience après la démission collective de son grand collège en octobre 2010 [3].
Questions fréquentes
Le Grand Orient du Maroc est-il mixte ? Oui, ses loges peuvent être masculines, féminines ou mixtes et l'obédience accueille hommes et femmes sans distinction [1].
Quel rite est pratiqué au GODM ? Le rite principal est le Rite écossais ancien et accepté, complété par un rite égyptien dans certaines loges [1].
Le GODM est-il reconnu comme régulier par la Grande Loge Unie d'Angleterre ? Les sources consultées ne mentionnent aucune reconnaissance par les obédiences dites régulières, ce qui correspond à son positionnement libéral et adogmatique [information manquante]
Faut-il croire en Dieu pour rejoindre le GODM ? L'obédience demande aux candidats de croire à la transcendance de l'être humain et précise que les athées et matérialistes pourraient s'y sentir mal à l'aise [1].
Quand le Grand Orient du Maroc a-t-il été fondé ? Il a été créé le 29 octobre 2009 à Casablanca par des membres démissionnaires de la Grande Loge du Maroc [1].