Grande Loge féminine du Gabon
Histoire
La Grande Loge féminine du Gabon est une obédience féminine implantée à Libreville, mentionnée par la presse panafricaine comme l'une des composantes du sphère maçonnique gabonais [1]. La Grande Loge féminine de France revendique trois loges actives au Gabon, dans le cadre de son expansion africaine [1]. Nicole Assélé, cousine du chef de l'État gabonais, est citée comme vénérable au sein de la Grande Loge féminine du Gabon [1].
[information manquante]
Fondation et schismes
La présence maçonnique féminine au Gabon prend forme au milieu des années 1990, sous l'impulsion de la Grande Loge féminine de France (GLFF) qui essaime des loges sur le continent africain conformément à la stratégie validée par la Conférence des puissances maçonniques d'Afrique et de Madagascar (CPMAM) [3]. La première loge, baptisée Okoumé Torche de l'Équateur, est fondée autour de 1995 à Libreville et célèbre ses trente ans d'existence en 2025 [2]. Nicole Assélé, médecin, colonel et ancienne ministre, figure parmi les fondatrices de cette loge mère et incarne publiquement l'enracinement gabonais de la franc-maçonnerie féminine [2].
L'implantation s'élargit ensuite à trois loges actives à la fin des années 2000 [1], puis à six loges au milieu des années 2020 [4]. Le 30 mai 2026, le Convent de la GLFF réuni à Bagnolet vote à l'unanimité la création de la Grande Loge Féminine Traditionnelle du Gabon (GLFTG), issue de ces six loges, formalisant ainsi l'autonomisation de l'obédience féminine gabonaise [4][5]. Cette transformation, présentée comme l'aboutissement d'une stratégie de longue date, ne procède pas d'un schisme mais d'une dévolution concertée [4]. [contesté : dénomination GLFG vs GLFTG selon les sources et les époques]
Positions doctrinales
L'obédience gabonaise hérite de la matrice doctrinale de la GLFF, qualifiée par la presse de courant adogmatique attaché à la tolérance et à la liberté absolue de conscience [2]. Nicole Assélé décrit la loge comme un laboratoire de transformation personnelle, sans dimension occulte ni profession de foi imposée [2]. La GLFF figure parmi les obédiences signataires de l'Appel de Casablanca, cadre de référence du libéralisme maçonnique francophone en Afrique [3]. [information manquante : position formelle de la nouvelle GLFTG sur le Grand Architecte de l'Univers, sur la laïcité gabonaise et sur les conditions précises d'admission]
Rites pratiqués
Les sources publiques consultées ne précisent pas le ou les rites travaillés à Libreville [information manquante] La GLFF, dont les six loges constitutives proviennent, pratique principalement le Rite français, le Rite écossais ancien et accepté, le Rite écossais rectifié, le Rite français rétabli et le Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm [6][5]. La dénomination retenue pour la nouvelle obédience gabonaise, Grande Loge Féminine Traditionnelle du Gabon, suggère un attachement aux rituels hérités de la GLFF, sans qu'aucun document public consulté ne ventile le poids respectif de chaque rite à Libreville [4]. [information manquante : rite dominant déclaré par la GLFTG]
Relations internationales
Le lien historique et fraternel avec la Grande Loge féminine de France reste structurant, le Convent de la GLFF ayant porté la création de la GLFTG et revendiqué un rôle continu de soutien à l'obédience naissante [4]. La GLFF inscrit explicitement cette dévolution dans une stratégie d'accompagnement de l'autonomie des structures internationales, autour d'une transmission initiatique partagée [4]. Côté africain, les loges féminines gabonaises s'inscrivent dans l'écosystème de la CPMAM, qui regroupe les obédiences libérales du continent et organise les REHFRAM, rencontres dont Libreville a été l'hôte à plusieurs reprises [3]. [information manquante : liste précise des reconnaissances mutuelles signées par la GLFTG depuis sa création]
Questions fréquentes
Quand la franc-maçonnerie féminine s'est-elle implantée au Gabon ? La loge Okoumé Torche de l'Équateur, première loge féminine du pays, a été fondée autour de 1995 sous les auspices de la Grande Loge féminine de France [2].
La Grande Loge féminine du Gabon est-elle une obédience autonome ? Le Convent de la GLFF réuni à Bagnolet a voté le 30 mai 2026 à l'unanimité la création de la Grande Loge Féminine Traditionnelle du Gabon, issue des six loges gabonaises de la GLFF [4][5].
Qui est Nicole Assélé ? Médecin, ancienne ministre et cousine du chef de l'État gabonais, elle compte parmi les fondatrices de la première loge féminine gabonaise et a publié en 2025 un essai sur son parcours initiatique [1][2].
Quel rite la nouvelle obédience pratique-t-elle ? Les sources publiques ne tranchent pas, mais la GLFF dont la GLFTG est issue travaille notamment au Rite français, au Rite écossais ancien et accepté et au Rite écossais rectifié [6][information manquante]
Sources
- Franc-maçonnerie : l'Afrique bien logée
- Moi, Éternelle Apprentie : Lumières et ombres sur la pratique maçonnique de Nicole Assélé
- L'Appel de Casablanca n'interdit à aucune obédience signataire de créer des loges en Afrique - Humanisme (Cairn)
- GLFF, Liliane Mirville réélue Grande Maîtresse avec un mandat de confiance exceptionnel
- Liliane Mirville réélue Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France
- La loge & le rituel pour choisir, La Maçonne