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Né le 6 mai 1758 à Nice, alors dans le royaume de Sardaigne, et mort le 4 avril 1817 à Paris, André Masséna est l’un des plus grands chefs militaires de la Révolution et de l’Empire. Vainqueur à Zurich, maréchal d’Empire, duc de Rivoli et prince d’Essling, il fut aussi un franc-maçon assidu : initié en 1784 à Toulon, il participa en 1804 à la réorganisation de la franc-maçonnerie française.
Du régiment Royal-Italien aux guerres de la Révolution

Fils de Jules César Masséna et de Catherine Fabre, il s’engage en 1775 dans le régiment Royal-Italien à Toulon et devient adjudant à vingt-six ans. En 1789, il est capitaine instructeur puis lieutenant-colonel du 2e bataillon de volontaires du Var. Général de brigade, puis général de division après le siège de Toulon, il se distingue à Dego (1794) et Loano (1795).
L’enfant chéri de la victoire
Lors de la campagne d’Italie de 1796-1797, il combat sous Bonaparte à Montenotte, Lodi, Castiglione, Arcole et Rivoli. En 1799, la deuxième bataille de Zurich lui vaut sa victoire la plus célèbre, avant la défense de Gênes en 1800. Il est fait maréchal d’Empire le 19 mai 1804.
Commandant de l’armée d’Italie en 1805, il mène la campagne de Naples, puis s’illustre à Essling et Wagram en 1809. Napoléon le fait duc de Rivoli le 19 mars 1808 et prince d’Essling le 14 octobre 1809. L’échec de la campagne du Portugal face à Wellington, en 1810-1811, lui vaut d’être relevé de son commandement.
Un franc-maçon des loges militaires

Le 13 avril 1784, Masséna est reçu apprenti dans la loge Les Élèves de Minerve, à Toulon, où il devient rapidement maître des cérémonies. Le Grand Orient crée ensuite la loge La Parfaite Amitié au sein même du régiment Royal-Italien, et Masséna en devient le président.
En 1804, il participe à la réorganisation de la franc-maçonnerie française et devient en novembre grand représentant du grand maître du Suprême Conseil. Sous l’Empire, il est membre de la loge parisienne Sainte-Caroline, très recherchée, et vénérable d’honneur de plusieurs ateliers : Les Frères réunis à Paris, La Parfaite Amitié à Toulon, L’Étroite Union à Thouars et Les Vrais Amis réunis à Nice.
Sous la Restauration
Nommé à Toulon en 1812, il est maintenu par Louis XVIII, qui le fait grand-croix de Saint-Louis, l’élève à la pairie et lui accorde la naturalisation française. Il meurt de la tuberculose à Paris à l’âge de cinquante-huit ans.
Un maréchal au cœur de la maçonnerie impériale
André Masséna incarne la maçonnerie militaire et impériale qui s’épanouit sous Napoléon. Initié dans une loge toulonnaise avant la Révolution, président d’une loge régimentaire puis dignitaire du Suprême Conseil, il a participé à la recomposition de la franc-maçonnerie française au début du XIXe siècle, lorsque les grands noms de l’armée peuplaient les ateliers.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à André Masséna.
Voir aussi dans le glossaire : Suprême Conseil.

