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Marie-Alexandre Massol, né à Béziers en 1805 et mort à Paris en 1875, est un journaliste, penseur et homme politique français. Disciple de Saint-Simon, compagnon d’Enfantin, ami et exécuteur testamentaire de Proudhon, il fut l’un des grands promoteurs de la morale indépendante. Franc-maçon dès avant 1830, membre à partir de 1855 de la loge Renaissance d’Hiram du Grand Orient de France, il joua un rôle déterminant dans la laïcisation de la pensée maçonnique.
Un disciple de Saint-Simon

Fils d’un ancien oratorien, Alexandre Massol arrive à Paris en 1829 pour étudier le droit, mais abandonne ce projet pour rejoindre les saint-simoniens. Il accompagne Enfantin dans un tour de France du travail, puis le rejoint en Égypte après l’échec d’un établissement saint-simonien en Algérie. Après la dispersion du groupe, il rentre par Constantinople et Vienne et fonde à Londres l’Observateur français.
Aux côtés de Lamennais et de Proudhon
Après la révolution de 1848, Lamennais lui demande d’écrire pour La Réforme. Il collabore ensuite à La Voix du peuple de Proudhon, dont il devient l’ami, le précepteur des enfants et l’exécuteur testamentaire. En 1855, il compte parmi les premiers collaborateurs de la Revue philosophique et religieuse de Charles Fauvety.
Le combat pour la morale indépendante en loge
Franc-maçon dès avant 1830, Massol entre en 1855 dans la loge Renaissance d’Hiram du Grand Orient de France. Il y défend une morale indépendante de toute religion, fondée sur la nature libre et responsable de l’homme, et déclenche un vif débat au sein de la franc-maçonnerie.
En 1862, lorsque Napoléon III nomme le maréchal Magnan à la tête du Grand Orient, il fait partie de ceux qui résistent à cette mainmise. Déçu par le maintien de l’élément religieux dans la constitution du Grand Orient de 1865, il fonde la même année, avec Henri Brisson, la revue La Morale indépendante.
Un élu parisien des débuts de la Troisième République
En 1870, Alexandre Massol est maire adjoint du 9e arrondissement de Paris ; en 1874, il est élu au conseil municipal pour le 5e arrondissement. Il meurt à Paris en 1875 et repose au cimetière du Père-Lachaise.
Un artisan de la maçonnerie laïque
Alexandre Massol occupe une place décisive dans l’histoire du Grand Orient de France. En portant au cœur des loges l’idée d’une morale affranchie de la religion, il a nourri les débats qui allaient conduire l’obédience, dans les années suivantes, à s’affirmer comme une maçonnerie libérale et laïque.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Alexandre Massol.
Voir aussi dans le glossaire : Haine de la laïcité (antimaçonnisme), Grand Architecte de l’Univers mal interprété (antimaçonnisme).

