Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Louis-Michel Lepeletier, marquis de Saint-Fargeau, né à Paris le 29 mai 1760 et assassiné à Paris le 20 janvier 1793, est un juriste et homme politique français. Président à mortier au parlement de Paris, député de la noblesse aux États généraux, il préside l’Assemblée constituante, propose l’abolition de la peine de mort et laisse un plan d’éducation nationale. Conventionnel montagnard, il est tué la veille de l’exécution de Louis XVI. Wikipédia le mentionne comme membre d’une loge du Grand Orient, sans référence.

Un magistrat du parlement de Paris

Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau – portrait
Source : Wikimedia Commons – Attributed to Jean-François Garneray – Public domain

Issu d’une grande famille de robe, Louis-Michel Lepeletier devient avocat du roi au Châtelet en 1777, avocat général au parlement de Paris en 1784, puis président à mortier en 1785. En 1788, il préside la chambre des vacations.

Un réformateur de la justice pénale

Élu député de la noblesse de Paris aux États généraux en 1789, il renonce à ses origines nobles en juillet et accède à la présidence de l’Assemblée constituante.

Rapporteur du comité de jurisprudence criminelle, il présente un projet de code pénal proposant l’abolition de la peine de mort. Le code adopté en 1791 reprend son texte, sans cette abolition. Il prononce également un discours sur la liberté de la presse.

Le conventionnel et le martyr

En 1791, il est élu membre puis président de l’administration départementale de l’Yonne, qui l’envoie à la Convention, où il siège avec les Montagnards et vote la mort de Louis XVI.

Le soir du 20 janvier 1793, il est frappé au restaurant Février, au Palais-Royal, et meurt au domicile de son frère, place Vendôme. Son plan d’éducation nationale, présenté par Robespierre, est voté par la Convention mais jamais appliqué. Son frère Félix publie ses œuvres en 1826.

Élu député de l’Yonne au deuxième rang sur neuf, avec 440 voix sur 542 votants, il est choisi comme secrétaire par la Convention.

Une appartenance maçonnique à confirmer

Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau
Source : Wikimedia Commons – David d’Angers, Pierre-Jean (Angers, 12–03–1788 – Paris, 05–01–1856), sculpteur – CC0

L’article de Wikipédia le présente comme membre de la loge Phoenix, relevant du Grand Orient de France. Cette mention est toutefois signalée comme nécessitant une référence : elle doit être considérée comme non vérifiée en l’état des sources consultées, qui ne donnent ni date d’initiation ni fonction en loge.

Principales œuvres

  • Projet de code pénal, 1791
  • Discours sur la liberté de la presse
  • Plan d’éducation nationale, 1793
  • Œuvres de Michel Lepeletier Saint-Fargeau, 1826

Un nom associé à l’école et à la justice

Si son appartenance maçonnique reste à documenter, Lepeletier de Saint-Fargeau intéresse l’histoire de la franc-maçonnerie française par les idées qu’il a portées : abolition de la peine de mort et instruction publique gratuite et commune sont devenues, au siècle suivant, des combats auxquels de nombreuses loges se sont identifiées.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau.

Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique..

Glossaire de la franc-maçonnerie

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