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Jeannou Lacaze, né le 11 février 1924 à Hué, en Indochine française, et mort le 1er août 2005 à Paris, fut un officier français passé par la Résistance, la Légion étrangère et le renseignement, avant de devenir chef d’état-major des armées de 1981 à 1985, puis député européen de 1989 à 1994. Franc-maçon, il cofonda en 2003 la Grande Loge des cultures et de la spiritualité.
De la Libération à l’Indochine
Né en Annam, Jeannou Lacaze rejoint les Forces françaises de l’intérieur en 1944, à vingt ans, et participe à la Libération. Admis à Saint-Cyr en 1945, il sort en 1947 de l’École d’application de l’infanterie.
Affecté au 1er régiment étranger d’infanterie en Tunisie, puis au 2e REI en Indochine jusqu’en 1951, il est grièvement blessé lors de l’assaut d’un village.
Légionnaire, parachutiste et homme du renseignement
Après un passage au régiment de tirailleurs marocains, il commande en 1958 une compagnie du 129e RI en Algérie, puis rejoint la 11e demi-brigade parachutiste de choc. Après l’École de guerre, il prend le commandement du 2e régiment étranger de parachutistes, qu’il conduit au Tchad en 1969.
Il rejoint ensuite les services de renseignement extérieurs, dont il devient directeur du renseignement. De 1977 à 1979, il commande la 11e division parachutiste, période de l’intervention de Kolwezi.
Chef d’état-major des armées
Gouverneur militaire de Paris en 1980, il est nommé chef d’état-major des armées en 1981, quelques mois avant l’élection de François Mitterrand, et le reste jusqu’en 1985, au terme de quarante et un ans de service.
Conseiller du ministre de la Défense pour les relations militaires avec l’Afrique à partir de 1986, il est élu député européen de 1989 à 1994. Ses obsèques sont célébrées le 4 août 2005 dans la cour d’honneur des Invalides.
De la GLNF à la Grande Loge des cultures et de la spiritualité
Jeannou Lacaze est présenté comme franc-maçon. Selon l’ouvrage Les Frères invisibles (2001), cité par Wikipédia, il aurait appartenu à la loge « La Lyre » de la Grande Loge nationale française ; la date de cette appartenance n’est pas précisée.
En 2003, il cofonde avec François Thual et le général René Imbot la Grande Loge des cultures et de la spiritualité. Les membres de sa loge assistent à la cérémonie d’hommage aux Invalides lors de ses obsèques.
Un militaire fondateur d’obédience
Jeannou Lacaze illustre la présence de hauts responsables militaires dans la franc-maçonnerie française de la seconde moitié du XXe siècle. Sa participation à la fondation de la Grande Loge des cultures et de la spiritualité, au soir de sa vie, en fait l’un des acteurs des recompositions obédientielles du début des années 2000.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Jeannou Lacaze.
Voir aussi dans le glossaire : Obédience, Loge Bleue ou Loge Symbolique..

