Emportez-le partout en PDF, gardez-le pour toujours — et soutenez une presse libre et indépendante.
Vous avez un code promo ?

Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, né le 6 septembre 1757 au château de Chavaniac en Auvergne et mort le 20 mai 1834 à Paris, fut major général de l’armée américaine, acteur de la victoire de Yorktown, puis commandant de la garde nationale en 1789 et figure de la révolution de Juillet 1830. Devenu franc-maçon vers 1775, il trouva dans cette appartenance, partagée avec George Washington, un appui pour son engagement américain.
Le volontaire de la liberté américaine

En 1777, le jeune marquis embarque pour l’Amérique. Le Congrès le nomme major général le 31 juillet 1777 ; il est blessé à la jambe à Brandywine le 11 septembre, puis combat à Barren Hill, Monmouth et dans la campagne de Rhode Island.
Revenu en France en 1779, il repart en 1780 sur la frégate Hermione. En 1781, il combat à Green Spring puis participe au siège de Yorktown, où il enlève la redoute no 9 le 14 octobre, cinq jours avant la capitulation de Cornwallis.
Le réformateur de 1789
Membre de l’Assemblée des notables en 1787, il plaide pour l’abolition de la gabelle et la réforme de la justice criminelle. Il adhère en 1788 à la Société des amis des Noirs, puis est élu député de la noblesse de Riom aux États généraux, où il présente un projet de Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
Le 15 juillet 1789, il prend le commandement de la garde nationale. Il organise la fête de la Fédération en 1790, démissionne après la fusillade du Champ-de-Mars en 1791, puis commande l’armée du Centre. Déclaré traître en 1792, il passe les lignes autrichiennes et reste prisonnier, notamment à Olmütz, jusqu’en 1797.
Juillet 1830 et les dernières années

Lors des Trois Glorieuses, il accourt à Paris, est acclamé comme l’un des chefs de la révolution et retrouve la tête de la garde nationale. Refusant le pouvoir qu’on lui offre, il soutient l’avènement de Louis-Philippe, avant de rompre avec lui. Il soutient ensuite l’insurrection polonaise de 1830-1831.
Il meurt à Paris en 1834 et repose au cimetière de Picpus, sous une terre rapportée de Bunker Hill. Ses Mémoires constituent une source importante sur son action.
Le franc-maçon des deux mondes
La Fayette est initié à la franc-maçonnerie vers 1775, à l’époque où il apprend la révolte des colonies américaines. Il fréquente une loge où sont discutées les idées de l’abbé Raynal, dont les sources consultées ne donnent pas le nom.
Son appartenance maçonnique, avec la recommandation de Benjamin Franklin, lui ouvre des portes à Philadelphie, et George Washington, lui-même franc-maçon, est d’autant mieux disposé à son égard. Une épée maçonnique ayant appartenu à La Fayette est conservée. Les sources consultées ne détaillent ni les loges qu’il a fréquentées ensuite ni d’éventuels offices maçonniques.
Une icône de la fraternité transatlantique
La Fayette occupe une place à part dans la mémoire maçonnique française et américaine : son initiation précoce et sa fraternité avec Washington font de lui le symbole des liens entre la franc-maçonnerie des Lumières et la naissance des républiques modernes, de part et d’autre de l’Atlantique.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Gilbert du Motier de La Fayette.
Voir aussi dans le glossaire : Initiation, Loge Bleue ou Loge Symbolique., Lumières (trois).

