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Philippe Jacques Fargès-Méricourt, parfois appelé Fargès de Méricourt, naît à Paris et meurt à Strasbourg en 1843. Avocat, secrétaire général de la ville de Strasbourg, auteur de descriptions historiques et statistiques de la ville, de pièces de théâtre et des paroles d’un hymne alsacien, il est une figure marquante de la franc-maçonnerie strasbourgeoise : vénérable de la loge « Les Cœurs fidèles », membre d’honneur des « Frères réunis », il ouvre sa maison du quai des Bateliers aux travaux maçonniques.
Un Parisien établi à Strasbourg

Né à Paris, Philippe Jacques Fargès-Méricourt se fixe à Strasbourg sous le Consulat. Son acte de mariage, dressé le 20 nivôse an VIII, le présente comme sergent-chef au bureau du quartier-maître trésorier du 1er bataillon auxiliaire du Bas-Rhin ; il épouse alors Charlotte-Salomé Loegel.
Avocat, il devient secrétaire général de la ville de Strasbourg, fonction qui le place au cœur de l’administration municipale. Il meurt à Strasbourg en 1843, comme l’atteste l’acte de décès n° 583 de cette année.
L’historien de Strasbourg
En 1825, il publie une Description de la ville de Strasbourg, accompagnée de notes topographiques et historiques et d’un aperçu de la statistique générale du Bas-Rhin, complétée en 1828 par un Supplément décrivant les constructions et embellissements réalisés jusqu’à l’arrivée de Charles X.
Il rédige aussi en 1829 une Relation du voyage de Sa Majesté Charles X en Alsace. Ces ouvrages en font l’un des chroniqueurs de la ville sous la Restauration, à côté de diverses études historiques et statistiques sur l’Alsace.
Le dramaturge et le parolier
Homme de lettres, il écrit plusieurs pièces : Le Discours interrompu ou le Retour du guerrier (1806), opéra en un acte, et La Rosière impériale ou le Double lot (1807), comédie mêlée de vaudevilles. Il compose également des couplets de circonstance, dont ceux chantés en 1827 lors d’un banquet offert par des Alsaciens à Benjamin Constant.
On lui doit enfin les paroles d’un hymne alsacien mis en musique par Jupin et créé à Strasbourg, que mentionne La Revue musicale en 1830.
Une maison au service de la loge
Fargès-Méricourt est présenté comme une figure de premier plan de la franc-maçonnerie strasbourgeoise. Il est longtemps vénérable maître de la loge « Les Cœurs fidèles » et membre d’honneur de la loge « Les Frères réunis ».
Sa maison, au 13, quai des Bateliers, sert de temple maçonnique. Ces éléments proviennent du catalogue Les Frères Réunis à Strasbourg au XIXe siècle, publié en 2001 ; l’article ne précise ni l’obédience, ni le rite, ni la date de son initiation.
Principales œuvres
- Le Discours interrompu ou le Retour du guerrier, 1806
- La Rosière impériale ou le Double lot, 1807
- Paroles de consolation prononcées sur la tombe de J. Donat Kirnich, 1810
- Description de la ville de Strasbourg, 1825
- Supplément à la description de Strasbourg, 1828
- Relation du voyage de Sa Majesté Charles X en Alsace, 1829
Une figure de la maçonnerie alsacienne
Administrateur, historien local et homme de théâtre, Philippe Jacques Fargès-Méricourt incarne la sociabilité lettrée de Strasbourg au début du XIXe siècle. Son long vénéralat aux « Cœurs fidèles » et l’accueil des travaux maçonniques dans sa propre demeure en font l’un des piliers de la franc-maçonnerie alsacienne sous l’Empire et la Restauration.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Philippe Jacques Fargès-Méricourt.
Voir aussi dans le glossaire : Vénérable (Vénérable Maître en chaire), Temple, Loge Bleue ou Loge Symbolique..

