Pierre Dac (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

André Isaac, dit Pierre Dac, né à Châlons-sur-Marne le 15 août 1893 et mort à Paris le 9 février 1975, est un humoriste et comédien français, chansonnier, fondateur de L’Os à moelle, voix de Radio Londres pendant la guerre et inventeur du Schmilblick. Initié à la Grande Loge de France dans la loge « Les Compagnons ardents », il est l’auteur d’une parodie de rituel restée célèbre dans les loges.

Le chansonnier des loufoques

Pierre Dac – portrait
Source : Wikimedia Commons – Studio Harcourt – Public domain

Né à Châlons-sur-Marne, André Isaac fait ses débuts de chansonnier dans les cabarets parisiens, notamment à La Vache enragée à partir de 1922 ; c’est Roger Toziny qui lui donne en 1923 le nom de « Dac ». Dans les années 1930, il triomphe à la radio avec La Course au trésor et La Société des loufoques.

Il fonde l’hebdomadaire L’Os à moelle, publié du 13 mai 1938 au 7 juin 1940, qui s’arrête après 109 numéros lorsque l’avance allemande atteint Paris. Il y invente le Schmilblick, objet « rigoureusement intégral, qui ne sert absolument à rien et peut donc servir à tout ».

Une voix de Radio Londres

Arrêté en tentant de franchir les Pyrénées et emprisonné en Espagne, il parvient à rejoindre Londres. À Radio Londres, dans l’émission « Les Français parlent aux Français », il met son humour au service de la France libre contre Vichy et l’occupant. Ses textes de guerre sont réunis dès 1945 dans Ici Londres : Pierre Dac vous parle.

Furax, le Sâr et le MOU

Après la guerre, il forme avec Francis Blanche un duo célèbre : Malheur aux barbus (1951-1952), puis le feuilleton radiophonique Signé Furax sur Europe 1 (1956-1960) et le sketch du Sâr Rabindranath Duval (1957). De 1965 à 1974, il anime avec Louis Rognoni Bons baisers de partout sur France Inter.

En 1965, il annonce une candidature à l’élection présidentielle au nom du Mouvement ondulatoire unifié, avant de la retirer en septembre. Officiellement nommé André Pierre-Dac à partir de 1950, il meurt à Paris en 1975 ; ses cendres reposent au columbarium du Père-Lachaise.

Un apprenti des Compagnons ardents

Pierre Dac
Source : Wikimedia Commons – Unknown photographer – Public domain

Pierre Dac est reçu apprenti à la Grande Loge de France, dans la loge « Les Compagnons ardents », puis passé au grade de compagnon, avant de quitter la loge. Les dates de ces étapes ne sont pas précisées par l’article.

Il laisse surtout une trace singulière dans la culture maçonnique avec sa parodie de rituel, Grande Loge des Voyous, Rituel du Premier Degré Symbolique, devenue célèbre dans la franc-maçonnerie française et volontiers citée dans les loges pour sa drôlerie et sa connaissance du cérémonial.

Principales œuvres

  • Ici Londres : Pierre Dac vous parle, 1945
  • Du côté d’ailleurs, 1953
  • Les Pédicures de l’âme, 1954
  • Le Jour le plus c…, 1967
  • Les Plombiers zingueurs, 1968
  • Un Français libre à Londres en guerre, 1972
  • Les Pensées, 1972
  • Le Gruyère qui tue, 1976

L’humour comme fraternité

Le passage de Pierre Dac en loge fut bref, mais son nom reste familier aux francs-maçons français. Résistant, maître de l’absurde et auteur d’un rituel parodique devenu un classique de l’humour maçonnique, il rappelle que la tradition des loges sait aussi rire d’elle-même, et il incarne cette part de liberté d’esprit que la franc-maçonnerie revendique.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Pierre Dac.

Voir aussi dans le glossaire : Apprenti, Compagnon, Rituel.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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