Fédération australienne du Droit humain
Histoire
La Fédération australienne relève de l'Ordre maçonnique mixte international « Le Droit humain », présent dans plus de 60 pays sur cinq continents. L'Australie figure parmi les territoires de la zone Asie-Océanie de l'Ordre, aux côtés de la Nouvelle-Calédonie, de Tahiti et des Philippines. Comme toutes les fédérations du Droit humain, elle pratique une maçonnerie mixte qui réunit hommes et femmes dans les mêmes loges.
[information manquante : année de fondation de la fédération australienne]. [information manquante : nombre de loges et d'effectifs en Australie].
Fondation et schismes
L'implantation du Droit humain en Australie remonte au début des années 1910, dans le sillage de l'expansion internationale de l'Ordre après sa constitution à Paris en 1893 [1]. Une conversation tenue à Adelaide en avril 1911 entre les frères Samuel Studd (constitution anglaise) et John McConkey (constitution irlandaise) lance le projet d'établir des loges mixtes en Australie [1]. La presse d'époque situe la première loge australienne à Melbourne dès 1909, suivie par Sydney en 1911-1912 et Brisbane en 1913 [3]. La première réunion d'installation de la loge Adelaide n° 406 se tient dans les locaux de la Société théosophique d'Adelaide en mars 1913, avec un warrant signé notamment par Georges Martin et Annie Besant [1].
La fédération doit beaucoup à l'écosystème théosophique de l'époque, et plusieurs de ses figures fondatrices, dont Charles W. Leadbeater à Sydney, viennent de ce milieu [1]. [information manquante : date officielle de constitution de la Fédération australienne comme entité distincte au sein de l'Ordre]. Aucun schisme majeur propre à l'Australie n'est documenté dans les sources consultées, à la différence du schisme américain de 1994 qui a affecté la branche états-unienne.
Positions doctrinales
Comme toutes les fédérations du Droit humain, la fédération australienne applique les fondamentaux de l'Ordre international, qui n'imposent aucune croyance en un Grand Architecte de l'Univers ni en un Être suprême [4]. Les membres jouissent d'une « absolue liberté de conscience » et peuvent suivre leurs propres convictions ou n'en suivre aucune [4]. L'Ordre proclame que la franc-maçonnerie n'est pas une religion et qu'il ne professe aucun dogme [4]. La mixité y est constitutive : hommes et femmes travaillent dans les mêmes loges, en parfaite égalité [4]. La fédération australienne se présente publiquement sous le nom anglais « Freemasonry for Men and Women, Le Droit Humain », ce qui signale cette mixité dans un sphère maçonnique local dominé par les grandes loges masculines [2].
Rites pratiqués
La fédération australienne travaille trois rituels approuvés au grade symbolique [1]. Le principal est le rituel de Lauderdale, mis au point vers 1913 à partir du rituel Dharma par C. W. Leadbeater, J. I. Wedgwood et Marie Russak-Hotchener, avec la participation ou l'assentiment d'Annie Besant et George Arundale [1]. Ce rituel combine des éléments du Standard Rite écossais et du Rite écossais ancien et accepté utilisé par le Droit humain français, avec des accents indiens et théosophiques [5]. La fédération pratique aussi un rituel écossais autrefois utilisé par la loge Emulation n° 436 de Melbourne, ainsi que les degrés symboliques Georges Martin [1]. Au-delà des trois premiers degrés, elle conserve des Chapitres souverains Rose-Croix, des Aréopages du 30e degré, un Tribunal et un Consistoire, plusieurs degrés du Rite d'York étant également travaillés.
Relations internationales
La fédération australienne demeure affiliée au Suprême Conseil de l'Ordre maçonnique mixte international « Le Droit humain », dont le siège est à Paris. Elle s'inscrit dans le réseau mondial de l'Ordre, présent dans plus de 60 pays sur cinq continents. Du fait de sa mixité et de sa filiation au Droit humain, la fédération n'est pas reconnue par la United Grand Lodge of England ni par les grandes loges masculines australiennes qui s'alignent sur les critères de régularité anglais. [information manquante : accords de visite bilatéraux avec d'autres obédiences mixtes ou féminines actives en Australie ou en Océanie].
Questions fréquentes
Quand le Droit humain s'est-il implanté en Australie ? Les premières loges sont apparues au début des années 1910, avec la loge Adelaide n° 406 installée en mars 1913 dans les locaux de la Société théosophique [1].
Combien de loges la fédération compte-t-elle aujourd'hui ? Le site officiel et les sources documentaires récentes font état d'environ sept loges réparties entre Brisbane, Sydney, Melbourne, Daylesford et Adelaide [2].
Quel rituel pratique-t-on en loge ? Le rituel principal est le rituel de Lauderdale développé en 1913 par Leadbeater, Wedgwood et Russak-Hotchener, complété par un rituel écossais hérité de la loge Emulation et par les degrés Georges Martin [1].
Faut-il croire en un Être suprême pour être initié ? Non, l'Ordre n'exige aucune croyance en un Grand Architecte de l'Univers et garantit à chaque membre une absolue liberté de conscience [4].
La fédération est-elle reconnue par les grandes loges masculines australiennes ? Non, en raison de sa mixité et de son rattachement au Droit humain, elle n'entre pas dans le périmètre de régularité défini par la United Grand Lodge of England et ses homologues australiennes.
Sources
- Australia - co-Masonry (panorama historique des loges australiennes)
- Le Droit Humain Australia, Freemasonry for Men and Women (site officiel de la Fédération australienne)
- Co-Masonry in Australian newspapers (revue de presse d'époque)
- Fundamentals, Ordre maçonnique mixte international Le Droit humain
- The Lauderdale Ritual: A Little-Known Masonic Ritual of Le Droit Humain, Nos Colonnes