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Grande Loge féminine de Roumanie

Histoire

La Grande Loge féminine de Roumanie (Marea Lojă Feminină a României) est formellement établie le 1er mars 1922 par le colonel Ioan T. Ulic. Elle se présente comme la plus ancienne maçonnerie féminine autonome au monde, précédant l'obtention du droit de vote des femmes en Roumanie en 1927, en Espagne en 1931 et en France en 1945. Supprimée par le régime communiste en 1944, l'obédience est restaurée en 2000 et pratique le Rite écossais ancien et accepté.

Elle compte aujourd'hui plus de mille membres. Sur le plan international, elle est membre de CLIPSAS, membre d'honneur du CIMAS et co-fondatrice de l'Espace maçonnique européen à Bruxelles, avec plus de cent traités d'amitié signés avec d'autres grandes loges. Parmi ses figures historiques notables figurent Martha Bibescu et Bucura Dumbravă.

Le site officiel de l'obédience est mlfr.ro [1].

Fondation et schismes

À sa fondation le 1er mars 1922, l'obédience porte le nom de Marea Lojă Feminină de Adopție Independentă, soit Grande Loge féminine d'adoption indépendante. C'est en 2000, lors de sa reconstitution après la mise en sommeil imposée par le régime communiste en 1944, qu'elle adopte sa dénomination actuelle de Marea Lojă Feminină a României. Parmi les membres historiques figurent, outre Martha Bibescu et Bucura Dumbravă déjà mentionnées, Agepsina Macri Eftimiu. Aucune scission formelle de l'obédience n'est documentée dans les sources consultées [information manquante]

Positions doctrinales

L'obédience travaille à la gloire du Grand Architecte de l'Univers, désigné Marele Arhitect al Universului dans ses documents officiels [1]. Elle affirme que la croyance en Dieu constitue un fondement essentiel de la franc-maçonnerie, ce qui la rapproche d'une exigence spirituelle plutôt que d'une démarche strictement laïque [1]. Ses constitutions de référence incluent à la fois les Constitutions d'Anderson et les Constitutions de Lausanne [1]. Elle se définit comme puissance maçonnique nationale indépendante, exclusivement féminine, et reconnaît les femmes dans tous les degrés, y compris les hauts grades. Ses valeurs déclarées sont la liberté, la tolérance, le respect d'autrui et de soi, le patriotisme, ainsi que le perfectionnement humain et l'éducation [1].

Rites pratiqués

La Grande Loge féminine de Roumanie pratique exclusivement le Rite écossais ancien et accepté, désigné en roumain Ritul Scoțian Antic și Acceptat. Un Suprême Conseil du 33e degré a été établi en 2012, avec Anca Nicolescu comme Grande Commandeure. La pratique des hauts grades est documentée jusqu'au 18e degré au moins.

Relations internationales

La Grande Loge féminine de Roumanie est membre de la chaîne maçonnique internationale CLIPSAS. Elle est également membre d'honneur du CIMAS et co-fondatrice de l'association Espace maçonnique européen, basée à Bruxelles. Elle revendique plus de cent traités de reconnaissance mutuelle signés avec d'autres grandes loges à travers le monde. Son site officiel confirme l'existence de traités de reconnaissance mutuelle (Tratate de recunoaștere reciprocă) avec d'autres puissances maçonniques [1].

Controverses notables

En 2025, la Grande Loge féminine de Roumanie a été au coeur d'une crise interne à CLIPSAS, à la suite d'un document d'accusation rédigé par sa Grande Maîtresse ad vitam Anca Nicolescu et diffusé à l'approche de l'Assemblée générale de Sofia [2]. Ce document visait Ionela Cuciureanu, alors secrétaire générale de CLIPSAS, et reprochait notamment une double appartenance non déclarée à la Grande Loge symbolique d'Espagne, des dettes financières non remboursées envers la Grande Loge, ainsi qu'une référence à une procédure pénale roumaine [2]. Cuciureanu a été suspendue par la Grande Loge féminine de Roumanie le 9 juin 2025, avant de démissionner de son poste à CLIPSAS [2]. L'Assemblée de Sofia tenue en mai 2026 s'est finalement refermée dans l'harmonie selon le compte rendu de presse maçonnique [2].

Questions fréquentes

Est-ce une obédience mixte ? Non, la Grande Loge féminine de Roumanie est exclusivement féminine.

Quel rite y est pratiqué ? L'obédience travaille exclusivement au Rite écossais ancien et accepté.

Travaille-t-elle à la gloire du Grand Architecte de l'Univers ? Oui, ses documents officiels invoquent le Marele Arhitect al Universului et affirment la croyance en Dieu comme fondement [1].

Quand a-t-elle été fondée ? Elle a été établie le 1er mars 1922, ce qui en fait selon elle la plus ancienne maçonnerie féminine autonome au monde.

À quelles structures internationales appartient-elle ? Elle est membre de CLIPSAS, membre d'honneur du CIMAS et co-fondatrice de l'Espace maçonnique européen de Bruxelles.

Sources

  1. Marea Lojă Feminină a României, site officiel consulté le 2026-06-03
  2. CLIPSAS 2026 à Sofia : retour sur une assemblée sous tension qui s'est refermée dans l'harmonie consulté le 2026-06-05