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Fédération portugaise du Droit humain

Histoire

La Fédération portugaise du Droit humain trouve ses racines en 1923, lorsque la militante féministe Adelaide Cabete dirige une loge affiliée à l'Ordre maçonnique mixte international « Le Droit humain ». Les travaux cessent après le coup d'État portugais de 1926 et l'instauration de la dictature. L'activité reprend en 1980, après la restauration démocratique.

La juridiction reçoit officiellement sa patente fédérale le 8 décembre 2007, devenant fédération à part entière de l'ordre international. Son siège se trouve à Lisbonne, avenue Almirante Reis, et dispose de deux temples. La fédération travaille au Rite écossais ancien et accepté, ses loges bleues couvrant les trois premiers degrés et ses ateliers supérieurs les degrés quatre à trente.

En 2024, elle compte dix loges réparties notamment à Lisbonne, Porto, Évora, Braga et Aveiro. Le site officiel de la fédération est direito-humano.pt [1].

Fondation et schismes

L'histoire de la juridiction portugaise se déroule en trois temps distincts. Adelaide Cabete, militante féministe et figure des droits des femmes, dirige d'abord une loge féminine d'adoption rattachée au Grand Orient lusitanien. Lorsque cette obédience révoque en 1923 l'égalité de traitement entre hommes et femmes, la loge Humanidade demande son rattachement à l'Ordre maçonnique mixte international Le Droit humain, accordé le 24 mai 1923. Cinq loges se constituent entre 1923 et 1926 sous la direction de Cabete, formant une première juridiction portugaise.

Les travaux disparaissent après le coup d'État de 1926, puis sont définitivement interdits par la loi de 1935 sur les sociétés secrètes sous l'Estado Novo. La refondation s'opère en 1980 à Lisbonne avec la nouvelle loge Humanidade, allumée par les initiés français Jacqueline et René Aucouturier. La juridiction portugaise est formellement recréée en 1985, avant de recevoir sa patente fédérale définitive le 8 décembre 2007.

Positions doctrinales

La fédération se définit comme libérale et adogmatique, n'imposant aucune croyance religieuse particulière à ses membres. Elle revendique la mixité intégrale et le traitement égal des femmes et des hommes, rejetant explicitement la maçonnerie d'adoption qui cantonnait les femmes à des loges auxiliaires. Au sein de l'ordre Le Droit humain, les travaux se déroulent à la gloire du Grand Architecte de l'Univers entendu comme symbole de libre interprétation, et/ou du Progrès de l'humanité [2]. La position officielle de la fédération portugaise sur la formulation rituelle exacte du GADLU n'est pas détaillée dans les sources consultées [information manquante] La liberté absolue de conscience et la laïcité figurent parmi les principes que partagent les juridictions de l'ordre [2].

Rites pratiqués

La fédération pratique exclusivement le Rite écossais ancien et accepté pour ses dix loges symboliques aux trois premiers degrés. Les ateliers supérieurs prolongent ce même rite du quatrième au trentième degré, assurant la continuité initiatique du système écossais. L'ordre international Le Droit humain admet par ailleurs, après adaptation, la pratique du rite anglais pour répondre à l'internationalisation de ses statuts, mais cette adaptation propre à la fédération portugaise n'est pas documentée [information manquante]

Relations internationales

La fédération portugaise est l'une des fédérations nationales de l'Ordre maçonnique mixte international Le Droit humain, dont le siège est à Paris et qui est gouverné par le Suprême Conseil universel mixte. La cérémonie de remise de la patente en 2007 a réuni des représentants des fédérations d'Autriche, d'Allemagne, du Brésil, de France, d'Italie et d'Espagne. En 2008, la fédération a signé des traités d'amitié avec le Grand Orient lusitanien et la Grande Loge féminine du Portugal, rassemblant ainsi les trois plus anciennes obédiences de caractère libéral et adogmatique du pays. L'adhésion directe de la fédération portugaise au CLIPSAS n'est pas attestée par les sources consultées [information manquante]

Questions fréquentes

La fédération est-elle mixte ? Oui, elle pratique la mixité intégrale et garantit le traitement égal des femmes et des hommes, conformément à la vocation de l'ordre international fondé en 1893.

Quel rite y est travaillé ? La fédération travaille au Rite écossais ancien et accepté, des trois premiers degrés des loges bleues jusqu'au trentième degré des ateliers supérieurs.

Combien de loges compte-t-elle ? En 2024, la fédération réunit dix loges réparties notamment à Lisbonne, Porto, Évora, Alcobaça, Braga, Aveiro et Vila Nova de Gaia.

Est-elle reconnue par les autres obédiences portugaises ? Elle a signé en 2008 des traités d'amitié avec le Grand Orient lusitanien et la Grande Loge féminine du Portugal.

Quelle est sa position doctrinale ? Elle se définit comme libérale et adogmatique, attachée à la liberté absolue de conscience et à la laïcité.

Sources

  1. Direito Humano, Federação Portuguesa consulté le 2026-06-03
  2. Ordre maconnique mixte international Le Droit Humain - site international consulté le 2026-06-05