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Grande Loge Guadalupe Victoria De l'État de Durango

Histoire

La Grande Loge Guadalupe Victoria, dont le siège se trouve dans la ville de Durango, capitale de l'État éponyme, est fondée en 1923. Ses ateliers travaillent exclusivement au Rite Écossais Ancien et Accepté. Elle est l'un des membres fondateurs de la Confédération des Grandes Loges régulières des États-Unis du Mexique, créée en 1932.

Comme l'ensemble de l'obédience confédérée, elle se rattache au courant maçonnique régulier reconnu par la Confédération Maçonnique Interaméricaine et par la Conférence des Grands Maîtres d'Amérique du Nord. La franc-maçonnerie mexicaine demeurant à dominante masculine, ses loges accueillent traditionnellement des hommes.

Fondation et schismes

La Grande Loge Guadalupe Victoria de l'État de Durango est formellement constituée le 8 juillet 1923, à l'initiative d'Antonio Refugio Ramos, pionnier de la loge Francisco Zarco, qui coordonne le rassemblement de maçons issus de plusieurs ateliers de la ville de Durango et de la région de la Laguna [1]. Elle prend le nom du général Guadalupe Victoria, premier président du Mexique indépendant et figure tutélaire de l'État éponyme [2]. En 1932, elle figure parmi les membres fondateurs de la Confédération des Grandes Loges régulières des États-Unis du Mexique.

Un schisme important survient en 1983 lorsque les ateliers de la région lagunera font sécession de l'obédience [1]. L'année suivante, ces ateliers s'associent à une loge nouvellement créée à Gómez Palacio, Quinto Sol, pour fonder une grande loge concurrente reprenant le nom de Guadalupe Victoria mais établie à Gómez Palacio [1]. Cette structure dissidente perd sa régularité et la reconnaissance nationale et internationale, en raison de l'invasion territoriale et de l'admission de femmes [1]. Dans la région lagunera, seul l'atelier Diez de Mayo no 4 demeure rattaché à l'obédience d'origine, opérant depuis Gómez Palacio [1].

Positions doctrinales

L'obédience se présente comme une institution philosophique, initiatique et humaniste, qui promeut le développement moral et intellectuel par le symbolisme et le travail collectif [2]. Elle affirme que la maçonnerie n'est ni une religion ni une idéologie politique, et garantit à ses membres la liberté de pensée en matière de croyances religieuses [2]. La divinité y est néanmoins décrite comme une dimension importante de la démarche maçonnique, sans que les positions théologiques précises soient détaillées publiquement [2].

L'obédience revendique sa régularité au sein de la Confédération maçonnique interaméricaine et de la Confédération des Grandes Loges régulières des États-Unis du Mexique, deux structures qui regroupent les obédiences caractérisées par leur régularité et leur attachement à la tradition maçonnique [2]. Comme l'ensemble de l'obédience confédérée, elle se rattache au courant maçonnique régulier reconnu par la Confédération Maçonnique Interaméricaine et par la Conférence des Grands Maîtres d'Amérique du Nord. La franc-maçonnerie mexicaine demeurant à dominante masculine, ses loges accueillent traditionnellement des hommes.

Rites pratiqués

Les ateliers de la Grande Loge Guadalupe Victoria travaillent exclusivement au Rite Écossais Ancien et Accepté. La référence au Rito Escocés est confirmée par les communications de l'obédience à destination de la région lagunera [1]. Aucune source consultée ne mentionne la pratique d'un autre rite au sein de la juridiction [information manquante]

Relations internationales

La Grande Loge Guadalupe Victoria est membre de la Confédération des Grandes Loges régulières des États-Unis du Mexique, qu'elle a contribué à fonder en 1932. Elle est également affiliée à la Confédération maçonnique interaméricaine, qui regroupe les obédiences régulières du continent américain [1]. Cette double appartenance lui assure une reconnaissance nationale et internationale au sein du courant maçonnique régulier [1]. Elle se rattache par ailleurs au réseau reconnu par la Conférence des Grands Maîtres d'Amérique du Nord.

Controverses notables

La controverse documentée la plus marquante est le schisme de 1983, lorsque les ateliers de la région lagunera quittent l'obédience pour fonder, l'année suivante à Gómez Palacio, une structure concurrente portant le même nom de Guadalupe Victoria [1]. Cette grande loge dissidente perd sa régularité ainsi que ses reconnaissances nationales et internationales, à la fois pour avoir empiété sur le territoire de l'obédience d'origine et pour avoir procédé à l'admission régulière de femmes [1]. La situation laisse l'obédience régulière représentée dans la Laguna par un unique atelier, Diez de Mayo no 4, opérant depuis Gómez Palacio [1].

Questions fréquentes

Quand la Grande Loge Guadalupe Victoria a-t-elle été fondée ? Elle est formellement constituée le 8 juillet 1923, sous l'impulsion d'Antonio Refugio Ramos et de plusieurs ateliers de Durango et de la Laguna [1].

Combien d'ateliers compte-t-elle aujourd'hui ? Sa juridiction réunit une quinzaine d'ateliers, principalement situés à Victoria de Durango ainsi qu'à El Salto, Pueblo Nuevo et Vicente Guerrero [1].

Quel rite y est pratiqué ? Les loges travaillent exclusivement au Rite Écossais Ancien et Accepté.

À quelles confédérations est-elle affiliée ? Elle est membre de la Confédération des Grandes Loges régulières des États-Unis du Mexique et de la Confédération maçonnique interaméricaine [2].

Admet-elle des femmes ? Non, elle s'inscrit dans le courant régulier exclusivement masculin, l'admission de femmes ayant d'ailleurs justifié le retrait de reconnaissance de la grande loge dissidente de Gómez Palacio en 1984 [1].

Sources

  1. Gran Logia Guadalupe Victoria del Estado de Durango, Masonería en la Laguna consulté le 2026-06-07
  2. Centenaria Gran Logia Guadalupe Victoria de Durango, site officiel consulté le 2026-06-07