Grand Lodge of Massachusetts
Histoire
La Grande Loge du Massachusetts trouve son origine dans la création, le 30 juillet 1733, de la First Lodge, devenue ensuite St. John's Lodge, à la Bunch of Grapes Tavern de Boston. Henry Price, revenu de Londres au printemps 1733 avec une commission d'Anthony Browne, sixième vicomte Montagu, devient Grand Maître provincial de la Nouvelle-Angleterre et de ses dépendances. En 1756, la Lodge of St. Andrew obtient une patente de la Grande Loge d'Écosse, rattachant le Massachusetts au courant des « Antients ».
La Grande Loge provinciale ne tient aucune réunion entre 1775 et 1787 en raison de la Révolution américaine. Le 5 mars 1792, les structures provinciales des « Modernes » et des « Antients » fusionnent, et John Cutler est élu premier Grand Maître d'une obédience désormais souveraine. Paul Revere figure parmi les francs-maçons rattachés à la Lodge of St. Andrew.
Le siège actuel, le Masonic Temple à l'angle de Tremont et Boylston Streets à Boston, est dédié en 1867 et reconstruit en 1899. La juridiction maintient des loges subordonnées au Panama, au Chili, au Japon et à Cuba.
Fondation et schismes
Le contexte fondateur tient à la commission délivrée à Henry Price par Anthony Browne, sixième vicomte Montagu, alors Grand Maître de la Grande Loge de Londres, ce qui rattache la Nouvelle-Angleterre à la filiation des « Moderns ». La First Lodge, réunie le 30 juillet 1733 à la Bunch of Grapes Tavern de Boston, est ainsi la première loge régulièrement constituée sur le sol nord-américain par autorité officielle. La fracture entre courants apparaît en 1756 lorsque la Lodge of St. Andrew obtient une patente écossaise et installe à Boston une Grande Loge provinciale concurrente, rattachée aux « Antients ».
La Révolution américaine suspend l'activité de la Grande Loge provinciale des « Moderns » entre 1775 et 1787, période durant laquelle Joseph Warren, Grand Maître provincial des « Antients », meurt à la bataille de Bunker Hill en 1775. La réunification des deux structures provinciales intervient le 5 mars 1792 avec l'élection de John Cutler comme premier Grand Maître d'une obédience désormais souveraine et indépendante de toute autorité européenne. Aucun schisme interne durable n'est documenté après cette fusion dans les sources consultées [information manquante]
Positions doctrinales
La Grande Loge du Massachusetts pratique une maçonnerie de tradition anglo-américaine, reconnue comme régulière par la United Grand Lodge of England. L'admission est réservée aux hommes adultes de dix-huit ans et plus jugés de bon caractère, ce qui exclut les femmes de l'effectif des loges symboliques [1]. L'obédience présente son système éthique comme fondé sur la responsabilité de chaque homme envers sa famille, sa foi, son pays et sa fraternité, ce qui suppose une croyance personnelle sans imposer de confession particulière [1].
Les piliers revendiqués sont la fraternité, le secours et la vérité, formulation classique de la maçonnerie anglo-saxonne [1]. L'obédience indique accueillir des membres de toute origine nationale, religieuse, raciale, économique et politique, ce qui traduit une exigence spirituelle ouverte plutôt qu'une orthodoxie doctrinale fermée [1]. La position formelle sur le Grand Architecte de l'Univers n'est pas explicitée sur les supports publics consultés [information manquante]
Rites pratiqués
La Grande Loge du Massachusetts relève de la maçonnerie anglo-américaine et confère les trois degrés symboliques fondamentaux d'Apprenti, de Compagnon et de Maître. Le détail du rituel précis travaillé dans les loges subordonnées, notamment l'usage d'une variante locale du Webb-Preston Work caractéristique de la Nouvelle-Angleterre, n'est pas explicité dans les sources consultées [information manquante] Les hauts grades sont conférés par des juridictions distinctes, le Rite écossais ancien et accepté et le Rite d'York, non administrés par la Grande Loge elle-même [information manquante]
Relations internationales
La Grande Loge du Massachusetts entretient une reconnaissance mutuelle de longue date avec la United Grand Lodge of England, dont elle partage la filiation historique depuis 1733. En 1995, sur recommandation de son comité des relations extérieures, elle reconnaît formellement la Most Worshipful Prince Hall Grand Lodge of Massachusetts comme régulière, après que la UGLE eut elle-même franchi ce pas. Cette décision succède à une première recommandation favorable de 1947, annulée en 1949 pour éviter une rupture avec les autres Grandes Loges américaines opposées à la reconnaissance.
La juridiction exerce son autorité sur des loges subordonnées situées hors du Massachusetts, notamment au Panama, au Chili, à la base navale de Guantanamo à Cuba et à Tokyo pour les loges historiquement rattachées à la Chine. La liste exhaustive des Grandes Loges étrangères en amity avec le Massachusetts n'est pas reproduite dans les sources consultées [information manquante]
Controverses notables
La principale controverse documentée concerne la reconnaissance de la maçonnerie Prince Hall, dossier ouvert dès 1947 puis refermé en 1949 par crainte de désharmonie avec les autres juridictions américaines. Le sujet ne se règle qu'en 1995, après que la United Grand Lodge of England eut diffusé en 1991 sa « Overseas Visitation Rule » et convoqué cinq Grandes Loges américaines à Boston pour discuter de la question. Aucun scandale public majeur, procédure judiciaire ou exclusion collective n'est documenté dans les sources consultées au-delà de ce dossier [information manquante]
Questions fréquentes
La Grande Loge du Massachusetts est-elle mixte ? Non, l'admission est réservée aux hommes adultes de dix-huit ans et plus de bon caractère [1].
Est-elle considérée comme régulière ? Oui, elle est reconnue par la United Grand Lodge of England et figure parmi les plus anciennes Grandes Loges régulières au monde, fondée en 1733.
Combien de loges et de membres compte-t-elle ? Elle préside environ deux cents loges et quelque vingt mille membres au Massachusetts et dans ses dépendances étrangères [2].
Faut-il croire en Dieu pour y entrer ? L'obédience ne mentionne pas d'exigence de confession particulière mais inscrit la foi parmi les responsabilités attendues du candidat [1].
A-t-elle reconnu la maçonnerie Prince Hall ? Oui, depuis 1995, après une première tentative avortée en 1947-1949.