Grande Loge mixte du Québec
Histoire
La Grande Loge mixte du Québec naît à la fin des années 1970, dans le sillage du courant libéral et mixte qui se diffuse en Amérique du Nord. Wikipédia francophone la décrit comme « typiquement québécoise », d'esprit fondamentalement libéral et progressiste. Elle regroupe quatre loges actives, Égalité, Logos et Agapè, Alpha et Oméga, Le Centre de l'Union, qui travaillent à plusieurs rites.
Les rites pratiqués comprennent le Rite écossais ancien et accepté, le Rite écossais rectifié, le Rite d'Émulation et le Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm. L'obédience reste de taille modeste et n'apparaît pas dans les structures de reconnaissance régulière anglo-saxonnes.
Fondation et schismes
La Grande Loge mixte du Québec (GLMDQ) est fondée le 8 mai 1979 à partir de trois loges francophones mixtes indépendantes, Universelle n°1, Égalité n°2 et Alpha n°3, réunies pour constituer une obédience [2]. La loge Universelle n°1 avait été ouverte un peu plus tôt en 1979 par un groupe de francs-maçons québécois épaulés par des sœurs et des frères européens, et c'est sa croissance qui a engendré les deux autres ateliers fondateurs [2]. Le contexte est celui du courant libéral et mixte qui se diffuse alors en Amérique du Nord, à la même période que l'arrivée de loges du Grand Orient de France, de la fédération canadienne du Droit Humain et d'autres ateliers progressistes.
La GLMDQ a connu un schisme important au milieu des années 1990, lorsqu'une partie de ses membres rectifiés quitte l'obédience pour fonder, au début de 1995, le Grand Prieuré Indépendant de Nouvelle France [4]. Les loges Harmonie et Bienfaisance, St André la Laurentienne et Qhiah aux trois Maillets sont au cœur de ce départ, qui débouchera en 1998 sur la Fédération libre et autonome du Québec (FLAQ) [4]. L'obédience a commémoré ses quarante ans en 2019 et élu Gilbert Duhot comme grand maître le 6 juillet de la même année [3].
Positions doctrinales
La GLMDQ se présente comme une franc-maçonnerie traditionnelle et libérale, composée d'hommes et de femmes de toutes origines, nationalités et croyances [1]. Elle admet les deux sexes sur un pied d'égalité absolue, ce qui en fait l'une des premières obédiences mixtes du Canada francophone [1]. Quatre principes intangibles gouvernent ses travaux : Liberté, Égalité, Fraternité et Tolérance, cette dernière étant explicitement ajoutée à la devise républicaine classique [1].
Wikipédia francophone résume sa posture comme « typiquement québécoise », d'esprit fondamentalement libéral et progressiste. L'obédience travaille « à la gloire du Grand Architecte de l'Univers », formule rituelle qu'elle conserve, mais n'impose la pratique d'aucune religion particulière à ses membres. Elle n'apparaît pas dans les structures de reconnaissance régulière anglo-saxonnes et se situe clairement dans la famille libérale et adogmatique.
Rites pratiqués
Selon Wikipédia, la GLMDQ pratique historiquement quatre rites : le Rite écossais ancien et accepté, le Rite écossais rectifié, le Rite d'Émulation et le Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm. Le Rite ancien et primitif y a notamment été travaillé à partir des années 1980 au sein de la respectable loge CHEMSOU-HOR.
[contesté : gadlu.info écrivait en 2019, en marge de l'élection du grand maître Gilbert Duhot, que l'obédience travaille « exclusivement au Rite écossais rectifié », ce qui suggère un recentrage rituel après le départ d'ateliers vers d'autres structures, mais ce point n'est pas confirmé par une source officielle de la GLMDQ] [3]. Le schisme rectifié de 1995, qui a vu plusieurs loges RER quitter l'obédience pour le Grand Prieuré Indépendant de Nouvelle France, complique aussi la lecture du paysage rituel à long terme [4].
Relations internationales
La GLMDQ se décrit comme une obédience québécoise indépendante, distincte de la fédération canadienne du Droit Humain bien que partageant avec elle l'option libérale et mixte. Le communiqué de 2019 entourant l'élection du grand maître Gilbert Duhot indique une volonté de renforcer la visibilité de l'obédience auprès des autres obédiences, particulièrement francophones, sans détailler de reconnaissances formelles [3]. [information manquante] sur une éventuelle affiliation à CLIPSAS, au CLIMAF ou à d'autres structures internationales libérales, les sources consultées n'en mentionnent aucune au nom de la GLMDQ.
Controverses notables
La principale tension documentée dans l'histoire de la GLMDQ est le schisme rectifié du milieu des années 1990 [4]. Au printemps 1994, une dizaine de membres fondent les loges Harmonie et Bienfaisance puis St André la Laurentienne, mécontents notamment du refus du nouveau Grand Prieuré de la Nouvelle France d'admettre des frères et sœurs d'autres obédiences [4]. Au début de 1995, ces ateliers, accompagnés de Qhiah aux trois Maillets, quittent formellement la GLMDQ pour constituer le Grand Prieuré Indépendant de Nouvelle France, structure qui débouchera trois ans plus tard sur la FLAQ [4]. [information manquante] sur d'éventuelles autres controverses publiques impliquant la GLMDQ, la presse maçonnique consultée ne documente pas d'autre épisode majeur.
Questions fréquentes
Quand la Grande Loge mixte du Québec a-t-elle été fondée ? Le 8 mai 1979, à partir de trois loges francophones mixtes indépendantes [2].
La GLMDQ admet-elle les femmes ? Oui, elle admet hommes et femmes sur un pied d'égalité absolue depuis sa fondation [1].
Quels rites y sont travaillés ? Wikipédia recense le Rite écossais ancien et accepté, le Rite écossais rectifié, le Rite d'Émulation et le Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm, mais la presse maçonnique signalait en 2019 un recentrage sur le seul Rite écossais rectifié [3].
La GLMDQ est-elle reconnue par les obédiences régulières anglo-saxonnes ? Non, elle se situe dans la famille libérale et adogmatique et n'apparaît pas dans les structures de reconnaissance régulière.
Quelle est sa devise ? Liberté, Égalité, Fraternité et Tolérance, cette dernière étant explicitement ajoutée à la devise républicaine classique [1].