Grande Loge du Nouveau-Brunswick
Histoire
La Grande Loge du Nouveau-Brunswick s'inscrit dans la lignée des patentes maçonniques délivrées dès 1746 puis 1766 pour des loges établies à Saint-Jean, sous l'autorité des Grandes Loges britanniques. Année exacte de fondation de l'obédience provinciale : [information manquante] Elle fait partie du réseau des Grandes Loges provinciales canadiennes régulières, en amitié avec l'UGLE et les juridictions sœurs nord-américaines.
Selon les chiffres compilés en 2007, elle comptait alors 3 789 membres actifs sur le territoire néo-brunswickois [obsolète] Comme l'ensemble des Grandes Loges canadiennes du courant régulier, elle est strictement masculine et reconnaît les usages andersoniens.
Fondation et schismes
La Grande Loge du Nouveau-Brunswick prolonge une présence maçonnique installée à Saint-Jean dès les années 1780 par des loyalistes loyalistes ayant fui les États-Unis, à commencer par Hiram Lodge formée en 1784 sous l'égide de la Grande Loge de New York [2]. Une première tentative d'ériger une obédience provinciale échoue en 1827-1829 : un grand maître est élu mais l'organe cesse rapidement de se réunir [1]. Le travail reprend par étapes sous tutelle anglaise, avec une Deputy Provincial Grand Lodge instituée en 1855, élevée au rang de Provincial Grand Lodge en 1859 puis de District Grand Lodge en 1865 [1].
La Grande Loge du Nouveau-Brunswick proprement dite naît les 9 et 10 octobre 1867, l'année même de la Confédération canadienne, lorsque dix-neuf loges se réunissent pour déclarer leur indépendance et élire Benjamin Lester Peters comme premier grand maître [1]. Aucun schisme majeur survenu après cette fondation n'est documenté par les sources consultées [information manquante]
Positions doctrinales
La Grande Loge du Nouveau-Brunswick se range dans le courant régulier anglo-saxon et exige des candidats la croyance en un Être suprême ainsi qu'en l'immortalité de l'âme [3]. L'admission est réservée aux hommes de dix-neuf ans et plus, les femmes et les plus jeunes étant orientés vers les organisations paramaçonniques associées [3]. L'obédience figure sur la liste des grandes loges étrangères reconnues par la Grande Loge unie d'Angleterre, ce qui la situe dans le périmètre des landmarks anglo-saxons de la régularité [4]. Conformément à ce cadre, l'obédience demeure strictement masculine et se présente comme une fraternité fondée sur l'amour fraternel, le secours et la vérité [3].
Rites pratiqués
Les loges symboliques néo-brunswickoises travaillent selon un rituel proche du Ancient York Work pratiqué dans la plupart des Grandes Loges des Maritimes, lui-même apparenté à la famille Preston-Webb nord-américaine [5]. Au-delà des trois degrés bleus, les frères peuvent poursuivre dans les degrés supérieurs du York Rite ou du Rite écossais ancien et accepté, accueillis dans des chapitres et conseils distincts [5]. Trois conseils du Cryptic Rite du York Rite sont notamment actifs à Saint-Jean, Moncton et Fredericton [5]. Le détail rituélique exact employé par les loges sous obédience n'est toutefois pas documenté en ligne par la Grande Loge elle-même [information manquante]
Relations internationales
La Grande Loge du Nouveau-Brunswick est en amitié avec la Grande Loge unie d'Angleterre, qui l'inscrit sur sa liste officielle des grandes loges étrangères reconnues [4]. Elle appartient également à la Conférence des grands maîtres maçons d'Amérique du Nord (CGMNA), structure de coordination des juridictions régulières du continent. Elle entretient des liens fraternels avec les autres grandes loges provinciales canadiennes et les juridictions américaines reconnues, conformément au régime de reconnaissances mutuelles propre au courant anglo-saxon [4]. La liste précise et à jour de ses reconnaissances n'apparaît pas sur le site officiel consulté [information manquante]
Questions fréquentes
Quand la Grande Loge du Nouveau-Brunswick a-t-elle été fondée ? Les 9 et 10 octobre 1867, l'année de la Confédération canadienne, par dix-neuf loges réunies à Saint-Jean [1].
Qui en fut le premier grand maître ? Benjamin Lester Peters, élu lors de l'assemblée constitutive de 1867 [1].
Combien compte-t-elle de loges et de membres ? Environ 36 loges pour près de 2 657 membres selon les chiffres compilés par l'inventaire des grandes loges canadiennes.
Est-elle reconnue par la Grande Loge unie d'Angleterre ? Oui, elle figure sur la liste officielle des grandes loges étrangères reconnues par l'UGLE [4].
Faut-il croire en Dieu pour y entrer ? Oui, l'obédience exige la croyance en un Être suprême et en l'immortalité de l'âme [3].