Les dictatures entretiennent presque toujours une relation hostile avec la franc-maçonnerie. Elles redoutent les espaces autonomes, les fidélités non contrôlées, les lieux où la parole circule hors de la propagande officielle. De l’Italie fasciste à l’Espagne franquiste, du Portugal de Salazar à l’Allemagne nazie, de l’URSS à la France de Vichy, l’interdiction des loges figure parmi les premières mesures des régimes autoritaires. L’antimaçonnisme y change de nature : il cesse d’être un discours pour devenir une politique d’État, avec ses lois, ses fichiers, ses tribunaux et ses victimes.
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